Nous sommes le
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À Kourou, les relations entre une partie de la population et les légionnaires du 3e Régiment étranger d’infanterie sont déjà tendues. Au cours des semaines précédant le mois d’août 2006, plusieurs soldats sont agressés. Les incidents se multiplient, la méfiance s’installe et chacun semble attendre que la situation finisse par déraper.

Le 6 août, une nouvelle agression va mettre le feu aux poudres.

Œil pour œil, dent pour dent

Une cinquantaine de légionnaires du 3e Régiment étranger d’infanterie (REI) ont décidé de se faire justice eux-mêmes et s’en prennent, dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 août 2006, à des civils dans la ville de Kourou.

Ces dernières semaines, sept soldats ont été victimes de violences. Mais c’est l’agression d’un légionnaire, dimanche midi, qui aurait déclenché cette expédition punitive. Quelques heures plus tard, des hommes encagoulés et armés de bâtons et de battes de base-ball quittent leur caserne.

Le bilan de la soirée est lourd. Plusieurs habitants sont blessés et plusieurs doivent être hospitalisés. Les réactions ne se font pas attendre. Dès le lendemain, Patrick Lassée, officier supérieur adjoint du 3e REI, qualifie les actes d’« inexcusables » et annonce que les membres du commando ont été identifiés.

Le maire de Kourou, Jean-Étienne Antoinette, condamne pour sa part « cet acte d’une violence inouïe », ainsi que toutes les formes de justice privée. Plusieurs plaintes sont déposées. Des auditions commencent et deux légionnaires sont placés en garde à vue.

Retour sur l’expédition punitive

Il est environ 22 h 30 sur la plage de la Cocoteraie lorsqu’une troupe d’une cinquantaine d’hommes encagoulés, armés de bâtons et de battes de base-ball, débarque.

« Tous les dimanches sur cette plage, il y a de nombreuses animations et de nombreuses familles étaient présentes », raconte Marc-Phillipe Coumba, journaliste à RFO Guyane. Les hommes masqués s’en prennent aux jeunes Guyanais présents sur place.

Mais les légionnaires ne s’arrêtent pas là. Ils poursuivent leur route vers le centre-ville. Place Galilée, plusieurs habitants sont pris à partie. Un homme d’une trentaine d’années, qui se trouve dans sa voiture, est notamment passé à tabac et doit être hospitalisé.

L’expédition se poursuit jusqu’à la Cité 205, où plusieurs jeunes sont également pris pour cible, avant que le groupe ne se disperse.

Dans la nuit, les gendarmes interviennent pour protéger un militaire poursuivi par des jeunes. À leur tour, ils sont pris pour cible par des jets de pierres.

À l’époque, le 3e REI compte 280 légionnaires permanents et environ 340 militaires en séjour de courte durée. Installé à Kourou depuis 1973, le régiment a notamment pour mission de participer à la protection du Centre spatial guyanais.

Une insécurité palpable

Les tensions entre les soldats de la Légion et une partie de la population kouroucienne ne datent pourtant pas de 2006.

En 1985 déjà…

Sous la toile

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En Chine, les Hmong sont inclus dans l’ensemble des populations appelées « Miao », mais ils possèdent leur propre identité culturelle, leur langue et leurs traditions.

Selon les régions, différents groupes hmong se distinguent notamment par leurs vêtements et leurs savoir-faire textiles.

Au XXᵉ siècle, leur histoire est bouleversée par les guerres d’Indochine et du Laos. Certains Hmong sont engagés aux côtés des forces françaises puis américaines. Après 1975, de nombreuses familles quittent le Laos et trouvent refuge dans différents pays, dont la France.

Une nouvelle vie en Guyane

Les premiers Hmong arrivent en Guyane en 1977 dans le cadre d’un projet visant à développer l’agriculture et à accompagner le peuplement du territoire. Des villages sont alors créés : Cacao, Javouhey, puis Rococoua et Corossony.
En retrouvant une activité essentielle à leur histoire, celle du travail de la terre, les familles hmong développent rapidement le maraîchage. Aujourd’hui encore, leur contribution à l’agriculture guyanaise fait partie intégrante du paysage économique et culturel du territoire.

Une culture transmise de génération en génération

La culture hmong se reconnaît notamment à travers ses costumes traditionnels, décorés de broderies, d’appliqués et de motifs colorés. Ces vêtements témoignent d’un savoir-faire transmis au fil des générations et racontent l’appartenance culturelle de celui ou celle qui les porte.

La société hmong repose également sur une organisation en clans. Traditionnellement, on compte dix-huit grands clans. L’appartenance à un clan joue un rôle essentiel dans la vie familiale et sociale. Selon la coutume, le mariage ne peut unir deux personnes issues du même clan, car elles sont considérées comme appartenant à une même lignée.

Entre le monde des vivants et celui des ancêtres

Au-delà des vêtements, des traditions familiales et des savoir-faire transmis, la culture hmong repose également sur une relation particulière entre le monde des vivants et celui des ancêtres.
Aujourd’hui, les Hmong pratiquent différentes religions, notamment le christianisme, mais certaines familles continuent de transmettre des croyances traditionnelles issues de l’animisme. Dans cette vision du monde, l’être humain n’est pas seulement un corps : il est aussi lié à plusieurs dimensions spirituelles qui participent à son équilibre.

La maladie peut alors être comprise comme une rupture de cette harmonie. Lorsqu’une personne est gravement malade, un chaman peut être sollicité. Par des chants, des prières et des gestes rituels, il cherche, selon les croyances hmong…

article proposé par cdo
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Hérité des peuples taïnos des Caraïbes, le casabe est un pain ancestral préparé à partir du manioc. Présent depuis des siècles à Saint-Domingue, ce pain fin et croustillant témoigne de l’importance du manioc dans les cultures caribéennes et rappelle, par son histoire et son ingrédient principal, la traditionnelle cassave des Antilles.

Ingrédients

  • 1 kg de manioc frais (yuca)
  • 1 pincée de sel

Préparation

  1. Éplucher le manioc et le râper finement.
  2. Presser fortement la pâte obtenue dans un linge propre afin d’extraire le maximum de liquide.
  3. Émietter la pâte de manioc séchée et la tamiser pour obtenir une texture fine.
  4. Ajouter une pincée de sel et mélanger.
  5. Étaler une fine couche de manioc râpé sur une plaque chaude ou une poêle, en formant un disque régulier d’environ 3 à 5 mm d’épaisseur.
  6. Cuire à feu moyen jusqu’à ce que le pain soit ferme et légèrement doré.
  7. Retourner et poursuivre la cuisson jusqu’à obtenir un pain sec et croustillant.

Service

Le casabe peut être consommé seul, accompagné de sauces, de poissons, de viandes ou utilisé comme support pour des préparations salées.

article proposé par La rédaction
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Au début du XXᵉ siècle, Carl Jung contribue à élargir le regard porté sur la vie psychique. À travers son parcours, l’exploration de l’inconscient ne se limite plus à l’histoire personnelle : elle s’ouvre progressivement aux rêves, aux symboles, aux mythes et aux différentes formes par lesquelles l’expérience humaine peut se transmettre et se manifester.
Plus d’un siècle plus tard, cette ouverture trouve un nouvel écho dans le regain d’intérêt pour la recherche intérieure et pour les héritages qui participent, parfois à notre insu, à construire notre manière d’être.

Carl Gustav Jung (1875-1961) est un psychiatre suisse qui a marqué l’histoire de la psychologie au début du XXᵉ siècle.

À travers son travail auprès de patients souffrant de troubles psychiques, il cherche à comprendre les mécanismes de la psyché humaine. Ses recherches sur les associations de mots attirent l’attention de Sigmund Freud, avec qui il partage pendant plusieurs années une relation intellectuelle importante.

Mais leurs chemins vont progressivement diverger.

Pour Freud, l’inconscient est principalement lié aux désirs refoulés, aux pulsions et aux frustrations qui influencent les comportements humains. Son approche cherche notamment à comprendre l’origine des conflits psychiques et ce qui, dans le parcours de l’individu, a été empêché ou rejeté.
Jung considère quant à lui que l’inconscient dépasse l’histoire personnelle. Il s’intéresse aussi à la manière dont ces contenus intérieurs se manifestent à travers les rêves, les images, les symboles et les expériences humaines.
Cette différence de vision conduit à leur séparation en 1913.

Le Livre rouge : une exploration de sa propre psyché

Après cette rupture, Jung entreprend une démarche personnelle qui va profondément influencer son œuvre.
Pendant plusieurs…

article proposé par La rédaction
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Il y a des parcours qui se résument à un événement.
Celui de Vicky raconte exactement l'inverse.

Son histoire raconte surtout comment une enfant pleine de vie est devenue une femme accomplie, sans jamais renoncer à ce qu'elle était profondément.

D’origine Martiniquaise, Vicky une enfant dynamique, toujours en mouvement, toujours entourée de monde. Elle parle avec tout le monde, quel que soit l'âge, et déborde d'énergie. Elle veut vivre, découvrir, rencontrer, avancer.

Déjà, elle a cette envie d'être dans l'action.

La musique accompagne discrètement son quotidien. Chez elle, la musique est partout. Pour Vicky, une voiture sans musique est presque inconcevable.

Très jeune, à force de vouloir faire comme les grands, elle se retrouve confrontée à une réalité qu'aucun enfant n'est prêt à vivre.

Au début, c'est le déni. À cet âge, on ne mesure pas vraiment ce que signifie devenir adulte, encore moins devenir parent. Entre la peur, la honte et l'incompréhension…

article proposé par La rédaction
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KRIK !
Les enfants de la Lune sont de belles petites étoiles.
KRAK !
Le Soleil regarde ces petites étoiles et rêve d’en avoir autour de lui.

Solé té lé manjé pitit la Lin’. Pitit la Lin’, a bèl ti zétwèl. Solé gain wéssi bèl ti zétwel alantou dil’.

— Koumè, di Solé…

article proposé par La rédaction
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Quand on raconte l'histoire des Caraïbes, deux figures reviennent souvent : celle des colons européens et celle des Africains réduits en esclavage. Pourtant, entre ces deux mondes existait une autre réalité, longtemps restée dans l'ombre : celle des libres de couleur, ou gens de couleur libres.

Leur histoire traverse les grandes sociétés coloniales françaises : Saint-Domingue, qui deviendra Haïti, mais aussi la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Louisiane. Parmi ces territoires, Saint-Domingue offre l'un des exemples les plus marquants. À la veille de la Révolution haïtienne, la population des libres de couleur y est importante, organisée et pleinement intégrée à la vie économique de la colonie.

Mais leur histoire dépasse largement un seul territoire. Elle raconte le parcours de femmes et d'hommes qui ont construit leur place dans des sociétés où leur origine continuait pourtant à définir le regard porté sur eux.

Une liberté née dans une société de contrastes

Au XVIIIᵉ siècle, Saint-Domingue est la colonie française la plus riche. Ses plantations de sucre et de café produisent une immense richesse pour l'Europe. Cette prospérité repose pourtant sur un système violent : l'esclavage de masse.

Dans les autres colonies françaises, comme la Martinique, la Guadeloupe ou la Guyane, les sociétés sont elles aussi organisées autour de rapports de domination où le statut et la couleur jouent un rôle déterminant.

Dans ce monde colonial, certaines personnes parviennent à sortir de la condition servile. Certaines sont affranchies. D'autres naissent libres, notamment dans des familles issues de plusieurs générations d'affranchissements ou de métissages.

Au fil du temps, certaines familles de couleur libre développent des commerces, exercent des métiers, possèdent des maisons…

article proposé par La rédaction

Le Deepfake

Le deepfake est une technologie d'altération d'images et de vidéos qui utilise l'intelligence artificielle pour créer des contenus falsifiés, souvent utilisés à des fins de désinformation ou de manipulation.

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Certaines blessures ne se résument pas à un événement.
Elles s'installent lentement, façonnent le regard que l'on porte sur soi et finissent par dicter une existence entière.
Il faut parfois une vie pour reprendre le pouvoir sur son histoire et ne plus laisser les épreuves que d'autres nous ont imposées définir qui nous sommes.

Très jeune, Sarah-Aude apprend que son corps attire des regards qu'elle ne comprend pas encore.

À 16ans, lorsqu'elle est victime d'une première agression, elle découvre une seconde violence, plus insidieuse : celle du doute, des reproches et de la culpabilité. Au lieu d'être protégée, elle a le sentiment d'être interrogée, soupçonnée, presque responsable de ce qui lui est arrivé.

On lui fait comprendre qu'elle aurait dû voir le danger, qu'elle aurait dû écouter, qu'elle aurait pu éviter ce qui lui est arrivé. Sans le vouloir, son entourage installe en elle une culpabilité qui ne lui appartient pourtant pas et elle finit par penser que sa souffrance n'a pas de valeur, elle se referme sur elle-même.

Cette culpabilité devient un poids qu'elle portera seule. Alors, lorsqu'une nouvelle épreuve survient, elle choisit le silence. Elle refuse d'affronter une nouvelle fois le regard des siens, les doutes, les démarches et le sentiment d'une justice qui ne répare pas.

Les conséquences restent profondes : la victime est celle qui doit se justifier, expliquer, prouver ce qu'elle a vécu, tandis que les responsables ne sont, pour la plupart, jamais réellement condamnés. Alors, peu à peu, une question s'impose à elle : à quoi bon parler ?

En quittant sa ville pour Paris, elle pense pouvoir tourner la page. Elle découvre la liberté, la musique, une vie intense...

Mais une nouvelle agression sexuelle fait voler en éclats l'équilibre qu'elle tentait de reconstruire. Cette fois encore, les démarches sont longues, éprouvantes, et le combat judiciaire semble presque aussi difficile que les faits eux-mêmes. Peu à peu, tout s'effondre.
Elle s'isole, quitte son travail. Elle ne supporte plus les autres. Pour anesthésier la douleur, elle sombre dans les addictions et la vie nocturne, cherchant à oublier ce qu'elle ne parvient plus à affronter.

Jusqu'au jour où une nouvelle agression manque de lui coûter la vie.

À cet instant, quelque chose bascule. Elle comprend que si elle ne se sauve pas elle-même, personne ne le fera.

La reconstruction sera longue. Bien plus longue que la descente.

Elle recommence par de petites victoires : trouver un travail, reprendre des études, retrouver une discipline. Mais surtout…

article proposé par La rédaction
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Une adaptation locale de l’ajì de tomate de àrbol : la fraîcheur acidulée du maracuja remplace le caractère fruité du tamarillo, tandis que le piment, l’ail et les herbes apportent la profondeur typique des sauces d’Amérique du Sud et des Caraïbes.

Ingrédients (pour un bol)

  • 4 tomates bien mûres (de préférence des tomates pays)
  • 1 maracuja (fruit de la passion) bien mûr
  • 1 petit piment antillais (ou selon votre goût)
  • 1/2 oignon rouge
  • 2 tiges de cive pays finement ciselées
  • 1 gousse d’ail
  • 1 petit morceau de gingembre frais râpé (environ 1 cm)
  • 2 cuillères à soupe de coriandre fraîche hachée
  • Le jus d’1 citron vert
  • Sel selon votre goût
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’avocat ou d’huile d’olive (facultatif, pour une texture plus veloutée)

Préparation

  1. Ébouillanter les tomates quelques minutes, puis retirer leur peau si souhaité.
  2. Couper les tomates en morceaux et les mixer avec le piment, l’oignon, la cive, l’ail et le gingembre jusqu’à obtenir une sauce homogène.
  3. Ajouter la pulpe du maracuja…
article proposé par La rédaction
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Né en 1944, Élie Stéphenson est, avec le poète Léon-Gontran Damas, l’une des grandes figures de la littérature guyanaise.
Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, il a également écrit une dizaine de pièces de théâtre, dont une grande partie est longtemps restée inédite.

« Cayenne » est un poème d’Élie Stéphenson publié pour la première fois dans son recueil Catacombes de soleil (Paris : Éditions Caribéennes, 1979, pages 41-42).

Cayenne 
un nom machinal étendu entre mes lèvres
harassées de secousses exfoliées
un rappel de cris encerclés par une mutilation
de membres annexes
où s'exhibe ma solitude décharnée

Cayenne
une violence de prunelles désorientées
un clapotis de pieds tawa
dans les rios tapis
de sang
quand nos révoltes s'éveillent en 
de beaux rêves réparateurs
ma solitude est un cauchemar

crier au suicide ? 
crier au crime ? 
à la mainmise ? 
à l'assimilation ? 
crier ?

Cayenne
un acharnement de coléoptères autour 
des plantations ventre-creux et des
poissons maigres de nos gencives
une exaltation de poivre surchauffée
                         sur
des blessures attentives au bruit
au mouvement
aux couleurs à toute révolte à toute secousse
viendrez-vous, vous mirer autour de ces étangs
viendrez-vous y boire
et périr de notre Foi ?

Je ne sais pourquoi le ciel a la gueule écrabouillée
je ne sais pourquoi les oiseaux sont aphones et revanchards
je ne sais pourquoi les déserts ont pénétré les pinotières
ni pourquoi les chiens palabrent et pourquoi
les pucerons ont pris la direction des affaires

        mais je vis à Cayenne
        et je vais en mourir

article proposé par © 1979 Élie Stephenson
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L’été touche à sa fin, après un épisode de fortes chaleurs qui aura marqué les esprits. Comme chaque année, la chaleur s’est invitée dans les conversations, les villes ont semblé étouffantes et chacun a attendu avec impatience que le thermomètre redescende.

Pourtant, quelques semaines plus tôt, nombreux étaient ceux qui rêvaient exactement de cela. On part en Espagne, au Mexique, en Inde, dans les Caraïbes : on cherche le soleil, la mer, la lumière et les températures élevées.

Contradiction ? Pas vraiment. La chaleur n’est simplement pas vécue de la même manière partout. Et depuis un territoire où elle fait partie du quotidien, il est intéressant de regarder ce qui rend parfois la chaleur si difficile à supporter ailleurs.

Vivre dans la chaleur, ce n’est pas seulement avoir chaud

Dans les régions habituées aux températures élevées, on ne souffre pas nécessairement moins. Une chaleur importante reste éprouvante partout. Mais on apprend à composer avec elle : les horaires peuvent changer, certaines activités sont évitées aux heures les plus chaudes, on recherche l’ombre et l’on profite des moments où l’air extérieur se rafraîchit pour ouvrir.

L’architecture elle-même peut participer à cette adaptation : espaces ombragés, ouvertures favorisant la circulation de l’air, persiennes, cours intérieures, végétation… Ce sont parfois des choses très simples.

En France, on a plutôt tendance à vouloir continuer comme d’habitude, puis à chercher comment maintenir exactement le même confort lorsque la température augmente. On sait parfaitement partir chercher la chaleur ; on a simplement moins le réflexe d’adapter son quotidien lorsqu’elle vient à nous.

Et puis il y a la ville

La chaleur que l’on ressent au milieu d’une ville n’est pas seulement celle annoncée par le thermomètre.

Un espace végétalisé, ombragé et traversé par une légère brise n’offre pas le même environnement qu’une place entourée de béton et d’asphalte. Les surfaces minérales absorbent le rayonnement solaire et stockent la chaleur avant de la restituer. Les bâtiments peuvent en faire autant. La nuit, lorsque l’on aimerait retrouver un peu de fraîcheur, la ville continue alors de relâcher ce qu’elle a accumulé pendant la journée : c’est l’un des mécanismes de l’îlot de chaleur urbain.

Dans cette histoire, les arbres jouent un rôle que l’on réduit parfois à leur aspect esthétique. Leur feuillage apporte de l’ombre, limite le rayonnement solaire direct et leur évapotranspiration contribue au rafraîchissement de l’environnement. À l’inverse…

article proposé par La rédaction
Suivez les indices, trouvez
les graines de wassaï cachées
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Les nouvelles du monde

Ajì créole
Une adaptation locale de l’ajì de tomate de àrbol : la fraîcheur acidulée du maracuja remplace le caractère fruité du tamarillo, tandis que le piment, l’ail et les herbes apportent la profondeur typique des sauces d’Amérique du Sud et des Caraïbes.
Il fait chaud. Et si on apprenait à vivre avec ?
L’été touche à sa fin, après un épisode de fortes chaleurs qui aura marqué les esprits. Comme chaque année, la chaleur s’est invitée dans les conversations, les villes ont semblé étouffantes et chacun a attendu avec impatience que le thermomètre redescende. Pourtant, quelques semaines plus tôt, nombreux étaient ceux qui rêvaient exactement de cela. On part en Espagne, au Mexique, en Inde, dans les Caraïbes : on cherche le soleil, la mer, la lumière et les températures élevées. Contradiction ? Pas vraiment. La chaleur n’est simplement pas vécue de la même manière partout. Et depuis un territoire où elle fait partie du quotidien, il est intéressant de regarder ce qui rend parfois la chaleur si difficile à supporter ailleurs.
Kourou : Il était une fois
À Kourou, les relations entre une partie de la population et les légionnaires du 3e Régiment étranger d’infanterie sont déjà tendues. Au cours des semaines précédant le mois d’août 2006, plusieurs soldats sont agressés. Les incidents se multiplient, la méfiance s’installe et chacun semble attendre que la situation finisse par déraper. Le 6 août, une nouvelle agression va mettre le feu aux poudres.
Les Hmong : des montagnes d'Asie aux terres de Guyane
En Chine, les Hmong sont inclus dans l’ensemble des populations appelées « Miao », mais ils possèdent leur propre identité culturelle, leur langue et leurs traditions. Selon les régions, différents groupes hmong se distinguent notamment par leurs vêtements et leurs savoir-faire textiles.
Les libres de couleur : une histoire caribéenne entre liberté, héritage et contradictions coloniales
Quand on raconte l'histoire des Caraïbes, deux figures reviennent souvent : celle des colons européens et celle des Africains réduits en esclavage. Pourtant, entre ces deux mondes existait une autre réalité, longtemps restée dans l'ombre : celle des libres de couleur, ou gens de couleur libres. Leur histoire traverse les grandes sociétés coloniales françaises : Saint-Domingue, qui deviendra Haïti, mais aussi la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Louisiane. Parmi ces territoires, Saint-Domingue offre l'un des exemples les plus marquants. À la veille de la Révolution haïtienne, la population des libres de couleur y est importante, organisée et pleinement intégrée à la vie économique de la colonie. Mais leur histoire dépasse largement un seul territoire. Elle raconte le parcours de femmes et d'hommes qui ont construit leur place dans des sociétés où leur origine continuait pourtant à définir le regard porté sur eux.
LE SOLEIL ET LA LUNE (CREOLE)
KRIK ! Les enfants de la Lune sont de belles petites étoiles. KRAK ! Le Soleil regarde ces petites étoiles et rêve d’en avoir autour de lui.
Poème : Cayenne, d'Elie Stephenson
Né en 1944, Élie Stéphenson est, avec le poète Léon-Gontran Damas, l’une des grandes figures de la littérature guyanaise. Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, il a également écrit une dizaine de pièces de théâtre, dont une grande partie est longtemps restée inédite. « Cayenne » est un poème d’Élie Stéphenson publié pour la première fois dans son recueil Catacombes de soleil (Paris : Éditions Caribéennes, 1979, pages 41-42).
Psycho | Cark Jung - voyage au coeur de l'inconscient
Au début du XXᵉ siècle, Carl Jung contribue à élargir le regard porté sur la vie psychique. À travers son parcours, l’exploration de l’inconscient ne se limite plus à l’histoire personnelle : elle s’ouvre progressivement aux rêves, aux symboles, aux mythes et aux différentes formes par lesquelles l’expérience humaine peut se transmettre et se manifester. Plus d’un siècle plus tard, cette ouverture trouve un nouvel écho dans le regain d’intérêt pour la recherche intérieure et pour les héritages qui participent, parfois à notre insu, à construire notre manière d’être.
Recette | Casabe de yuca
Hérité des peuples taïnos des Caraïbes, le casabe est un pain ancestral préparé à partir du manioc. Présent depuis des siècles à Saint-Domingue, ce pain fin et croustillant témoigne de l’importance du manioc dans les cultures caribéennes et rappelle, par son histoire et son ingrédient principal, la traditionnelle cassave des Antilles.
Sarah-Aude : Breath & Build
Certaines blessures ne se résument pas à un événement. Elles s'installent lentement, façonnent le regard que l'on porte sur soi et finissent par dicter une existence entière. Il faut parfois une vie pour reprendre le pouvoir sur son histoire et ne plus laisser les épreuves que d'autres nous ont imposées définir qui nous sommes.
Vicky - Tout simplement
Il y a des parcours qui se résument à un événement. Celui de Vicky raconte exactement l'inverse. Son histoire raconte surtout comment une enfant pleine de vie est devenue une femme accomplie, sans jamais renoncer à ce qu'elle était profondément.

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