Un dessin d’enfant, un bouquet ramassé à la va-vite, un mot griffonné… Chaque année, la Fête des mères s’invite dans les foyers avec la même intention : dire merci.
En France, elle se célèbre le dernier dimanche de mai, parfois début juin lorsque la Pentecôte tombe à cette date. Ailleurs, les calendriers changent : deuxième dimanche de mai au Brésil, au Canada ou en Australie, ou encore au printemps au Royaume-Uni.
Cette année se sera le Le 31 mai, mais peu importe la date, le geste reste universel.
Bien avant les cartes et les bouquets, la maternité portait déjà une dimension presque sacrée.
Dans la mythologie grecque, Rhéa, mère de Zeus, incarnait cette force originelle.Au printemps, saison du renouveau, des célébrations lui étaient consacrées, mêlant rites, offrandes et festivités pour honorer la fertilité, la terre et la transmission de la vie. Ces pratiques s’inscrivaient dans un ensemble plus large de cultes dédiés aux figures maternelles, où la nature elle-même était envisagée comme une mère nourricière. Derrière ces traditions, une idée persiste : celle d’un lien profond entre maternité, protection et continuité du monde.
Avec l’essor du christianisme, ces symboliques ne disparaissent pas, elles se transforment. Le quatrième dimanche de Carême, appelé dimanche de Laetare, introduit une pause dans une période austère. Les fidèles en profitaient pour se rassembler et revenir vers "l’église mère", renforçant les liens familiaux et spirituels.
Peu à peu, cette tradition glisse vers une célébration plus intime : la figure maternelle quitte le seul domaine du sacré pour entrer pleinement dans la sphère familiale et affective.
C’est au tournant du XXe siècle que cette évolution prend une forme officielle.
Aux États-Unis, des initiatives citoyennes émergent pour consacrer une journée aux mères, aboutissant à une reconnaissance nationale en 1914. L’Europe suit progressivement, notamment après la Première Guerre mondiale, où la célébration prend une dimension particulière. Dans des sociétés profondément marquées par les pertes humaines, rendre hommage aux mères devient aussi une manière de reconnaître leur courage face à l’absence, au deuil et à la reconstruction. À Lyon, dès 1918, des cérémonies honorent les mères et les épouses ayant perdu un fils ou un mari. Ce geste, à la fois symbolique et politique, inscrit la maternité dans une forme de reconnaissance nationale.
Peu à peu, l’idée s’étend : célébrer les mères, c’est aussi valoriser leur rôle dans la société, dans la transmission et dans la continuité après le chaos.
La France officialise cette journée en 1929, lui donnant un cadre plus large, au-delà du seul souvenir, pour en faire une véritable fête dédiée à toutes les mères.
Aujourd’hui, la Fête des mères est célébrée dans le monde entier, avec des mots différents mais une même intention :
- “Happy Mother’s Day” en anglais
- “Feliz Día de la Madre” en espagnol
- “Feliz Dia das Mães” au Brésil
- “Buona festa mamma” en italien
- “Muttertag” en Allemagne –…
Brazil consolidated its position as South America's leading defense spender during 2025, with a military budget of approximately USD 23.9 billion and a 13% year-on-year increase, while Uruguay recorded one of the steepest relative rises in the region, according to the annual report of the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) released on Saturday. The region as a whole increased its military spending by 3.4% compared with 2024, in line with a global trend of armed forces modernization, open conflicts, and growing geopolitical tensions.
