Nous sommes le
visuel

Il y a des parcours qui ne suivent pas vraiment les chemins prévus.

Des trajectoires qui avancent un peu de côté, au rythme de ceux qui préfèrent observer, essayer, créer autrement.
Entre humour, numérique et envie de partager, il construit depuis plusieurs années un univers qui lui ressemble, avec ses propres codes et sa propre manière de voir les choses.

Derrière les écrans et les vidéos, il y a surtout une personnalité : curieuse, spontanée, toujours à la recherche d'une nouvelle idée à explorer.

Christopher est de ceux qui posent beaucoup de questions. Parfois même trop, selon son entourage. Mais cette curiosité, qui peut parfois surprendre, devient rapidement une force. Très jeune, il trouve sur Internet un endroit où ses interrogations ont toujours une réponse.

YouTube devient son terrain d'exploration. Il regarde, apprend, découvre des créateurs comme Mr V et commence à se projeter de l'autre côté de l'écran.

S'il rêve de devenir testeur de jeux vidéo, le numérique peine encore à être considéré comme une voie professionnelle à part entière.

Pour son entourage, cette idée ressemble davantage à une lubie qu'à un véritable projet de carrière. Ses parents ne comprennent pas toujours ce qu'il cherche à construire. Mais ils ne l'empêchent pas d'avancer.

Avant Internet, Christopher découvre déjà ce besoin de créer du lien avec les autres.

À l'école, il ne trouve pas forcément sa place. Ce n'est pas qu'il n'aime pas apprendre, mais le fonctionnement scolaire lui correspond peu : les horaires imposés, les sujets définis à l'avance, le rythme qui ne laisse pas toujours de place à la personnalité de chacun. Il avance, assure l'essentiel, mais sans véritable motivation.

Puis, en CM1, il découvre quelque chose qui va changer son regard sur lui-même. Pendant un cours, dans une ambiance qu'il trouve trop sérieuse, il lance une petite blague. Rien de préparé. Pourtant, la réaction est immédiate : les élèves rient, l'atmosphère change. Ce moment lui fait découvrir un pouvoir qu'il ne soupçonnait pas : celui de détendre les autres grâce au rire.

Christopher ne cherche pas simplement à attirer l'attention. Ce qui lui plaît, c'est de créer un instant où les gens soufflent, où les problèmes disparaissent pendant quelques secondes.

Cette envie de faire rire, il trouve sur Internet un nouveau terrain d’expression.

Au collège, ses camarades découvrent ses vidéos et l'encouragent à continuer. Il reprend progressivement la création de contenu, notamment avec des vidéos autour du brevet, un sujet qui touche directement les jeunes de son âge.

Son humour part du quotidien. Il observe ce qui l'entoure, transforme les situations, ajoute une touche de dérision.

Pourtant, Christopher continue à chercher sa voie. Il pense un temps arrêter l'école, mais ses parents l'encouragent à poursuivre. Il s’oriente finalement un bac littéraire, avec une option théâtre.

Cette rencontre devient importante.

Le théâtre lui permet de sortir de sa réserve, d'apprendre à s'exprimer…

Sous la toile

Soutenir les couleurs de l'ouest

Derrière chaque article, il y a du temps, des rencontres et beaucoup de passion. Les Couleurs de l’Ouest est un projet indépendant, financé entièrement sur fonds propres, porté par l’envie de raconter. Si vous souhaitez participer à cette aventure et contribuer à faire vivre les histoires, les talents et les mémoires de notre territoire, vous pouvez faire un don libre.

visuel

À Kourou, les relations entre une partie de la population et les légionnaires du 3e Régiment étranger d’infanterie sont déjà tendues. Au cours des semaines précédant le mois d’août 2006, plusieurs soldats sont agressés. Les incidents se multiplient, la méfiance s’installe et chacun semble attendre que la situation finisse par déraper.

Le 6 août, une nouvelle agression va mettre le feu aux poudres.

Œil pour œil, dent pour dent

Une cinquantaine de légionnaires du 3e Régiment étranger d’infanterie (REI) ont décidé de se faire justice eux-mêmes et s’en prennent, dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 août 2006, à des civils dans la ville de Kourou.

Ces dernières semaines, sept soldats ont été victimes de violences. Mais c’est l’agression d’un légionnaire, dimanche midi, qui aurait déclenché cette expédition punitive. Quelques heures plus tard, des hommes encagoulés et armés de bâtons et de battes de base-ball quittent leur caserne.

Le bilan de la soirée est lourd. Plusieurs habitants sont blessés et plusieurs doivent être hospitalisés. Les réactions ne se font pas attendre. Dès le lendemain, Patrick Lassée, officier supérieur adjoint du 3e REI, qualifie les actes d’« inexcusables » et annonce que les membres du commando ont été identifiés.

Le maire de Kourou, Jean-Étienne Antoinette, condamne pour sa part « cet acte d’une violence inouïe », ainsi que toutes les formes de justice privée. Plusieurs plaintes sont déposées. Des auditions commencent et deux légionnaires sont placés en garde à vue.

Retour sur l’expédition punitive

Il est environ 22 h 30 sur la plage de la Cocoteraie lorsqu’une troupe d’une cinquantaine d’hommes encagoulés, armés de bâtons et de battes de base-ball, débarque.

« Tous les dimanches sur cette plage, il y a de nombreuses animations et de nombreuses familles étaient présentes », raconte Marc-Phillipe Coumba, journaliste à RFO Guyane. Les hommes masqués s’en prennent aux jeunes Guyanais présents sur place.

Mais les légionnaires ne s’arrêtent pas là. Ils poursuivent leur route vers le centre-ville. Place Galilée, plusieurs habitants sont pris à partie. Un homme d’une trentaine d’années, qui se trouve dans sa voiture, est notamment passé à tabac et doit être hospitalisé.

L’expédition se poursuit jusqu’à la Cité 205, où plusieurs jeunes sont également pris pour cible, avant que le groupe ne se disperse.

Dans la nuit, les gendarmes interviennent pour protéger un militaire poursuivi par des jeunes. À leur tour, ils sont pris pour cible par des jets de pierres.

À l’époque…

article proposé par La rédaction
visuel

Depuis l’Antiquité, le laurier accompagne les pratiques divinatoires. Plante des oracles et des prophètes, on lui attribue le pouvoir de favoriser les rêves, d’aiguiser l’intuition et d’ouvrir un espace propice aux messages de l’invisible. ✨
Le rituel est simple : glisse une feuille de laurier sous ton matelas, juste sous ta tête, avant de dormir.
Au réveil, prendre quelques instants pour noter les rêves.

Qui sait ce que ton inconscient — ou peut-être autre chose — cherchera à te souffler ? 🍃🌙

article proposé par La rédaction
visuel

Sur les bords du fleuve Montsinéry se trouvait le domaine d’un colon aux terres généreuses, qui avait droit de vie et de mort sur ses esclaves.

Une fois par an, un enfant disparaissait. Personne ne savait où, ni pourquoi, ni comment…

Enfin, pour le moment.

Dans les profondeurs abyssales du temps, Montsinnéry, sur les bords de son fleuve abritait le domaine d'un colon qui avait droit de vie et de mort sur ses esclaves.

Le seigneur possédait tant de richesses qu'il ne lui était pas possible de dénombrer toutes les plantations de ses terres. Il y avait surtout des vanilliers,des canneliers,des girofliers,des muscadiers,des cacaoyères,des caféières. Plantes à épices, champs de cannes à sucre, de manioc, de bananiers et de divers légumes se rangeaient à perte de vue.

Le seigneur habitait une colline voisine de la sucrerie et les esclaves avaient leurs cases à l'orée des grands bois.

L'allée poétique était celle des arbres fruitiers qui arrivaient devant le fleuve: orangers,parépous,cocotiers,avocatiers,oliviers,manguiers,aouaras,citronniers.

Les grands arbres formaient une voute sous laquelle le propriétaire venait se reposer: grignon, balata, acajou, cèdre, wapa, fromager.

Il aimait cet énorme fromager au pied duquel était placé un banc qui lui servait de siège de lecture. Il raffolait des ouvrages de sciences occultes et avait passé un pacte avec le diable. Il avait tout ce qu'il désirait de l'esprit malin mais, Satan, qui ne donne rien pour rien,lui demandait une âme,chaque année comme récompense.

Le Maître laissait son livre sur le banc et, à la tombée de la nuit, il demandait à un enfant d'esclave d'aller le chercher. L' enfant ne revenait pas, emporté par le diable.

Chaque année, le Maître envoyait donc, au jour fixé…

article proposé par La rédaction
visuel

Parfois, il suffit de pousser une porte pour découvrir un autre univers. 🌍

Cette fois, direction Liège, en Belgique 🇧🇪, pour aller chercher une saveur, une tradition… et un petit clin d’œil à ceux qui, venus de Belgique, ont posé leurs valises en Guyane.

Parce qu’au fond, peu importe la distance, certaines recettes ont le pouvoir de faire voyager… et de rappeler un peu la maison. ❤️

Une spécialité liégeoise à découvrir, à préparer… et surtout à partager.

Boulets

  • 500 g de hachis de bœuf et 500 g de hachis de porc
  • 4 tranches de pain blanc (sans croûte) trempées dans du lait
  • 1 oignon finement haché
  • 1 bouquet de persil finement haché
  • sel, poivre, muscade, chapelure
  • 2 œufs

Sauce

  • 4 oignons hachés
  • 4 c. à soupe de cassonade brune
  • 1 filet de vinaigre de vin rouge
  • 1 litre de bouillon de viande
  • 2 c. à soupe de sirop de Liège
  • 4 clous de girofle, quelques baies de genévrier, 2 feuilles de laurier, une pincée de thym, sel, poivre
  • des raisins secs

Préparation des boulets :

  • Pétrir les ingrédients afin d’obtenir un mélange homogène et…
article proposé par La rédaction
visuel

Prélever le zeste de 1 citron. Le couper en morceaux et le mixer avec un peu d'eau chaude, jusqu'à obtenir une pâte pas trop épaisse.
Déposer un peu de pâte sur le trajet des fourmis.

Si vous avez une fourmilière dans votre jardin, arroser avec cette mixture.

article proposé par La rédaction
visuel

Hérité des peuples taïnos des Caraïbes, le casabe est un pain ancestral préparé à partir du manioc. Présent depuis des siècles à Saint-Domingue, ce pain fin et croustillant témoigne de l’importance du manioc dans les cultures caribéennes et rappelle, par son histoire et son ingrédient principal, la traditionnelle cassave des Antilles.

Ingrédients

  • 1 kg de manioc frais (yuca)
  • 1 pincée de sel

Préparation

  1. Éplucher le manioc et le râper finement.
  2. Presser fortement la pâte obtenue dans un linge propre afin d’extraire le maximum de liquide.
  3. Émietter la pâte de manioc séchée et la tamiser pour obtenir une texture fine.
  4. Ajouter une pincée de sel et mélanger.
  5. Étaler une fine couche de manioc râpé sur une plaque chaude ou une poêle, en formant un disque régulier d’environ 3 à 5 mm d’épaisseur.
  6. Cuire à feu moyen jusqu’à ce que le pain soit ferme et légèrement doré.
  7. Retourner et poursuivre la cuisson jusqu’à obtenir un pain sec et croustillant.

Service

Le casabe peut être consommé seul, accompagné de sauces, de poissons, de viandes ou utilisé comme support pour des préparations salées.

article proposé par La rédaction

L'Ingénierie Sociale

L'ingénierie sociale est une méthode utilisée par les fraudeurs pour manipuler les individus afin d'obtenir des informations confidentielles ou d'accéder à des systèmes informatiques en exploitant la confiance, la curiosité ou d'autres émotions humaines.

visuel

Au détour de quelques étals de certains marchés, vous avez peut-être déjà aperçu ces gobelets colorés remplis de billes de tapioca, de lait de coco et de graines de basilic, parfumés au pandan et parfois agrémentés d’un peu de sirop de canne. Une boisson qui se déguste bien fraîche.

Les Couleurs De l'ouest vous propose une autre version, tout aussi gourmande : un dessert frais et parfumé, où la douceur du lait de coco et du pandan rencontre les perles de tapioca et la fraîcheur du melon.

Ingrédients — 4 à 6 personnes

  • 1 kg de melon, ou un autre fruit selon votre goût
  • 400 ml de lait de coco
  • 200 g de perles de tapioca
  • 200 g de sucre
  • 2 feuilles de pandan, ou quelques gouttes d’extrait
  • 1 pincée de sel
  • Colorant alimentaire

Préparation

Le lait de coco au pandan

Faire chauffer le lait de coco avec les feuilles de pandan. Porter à frémissement et laisser infuser environ 5 minutes. Retirer du feu et laisser reposer pendant la préparation du reste du dessert.

Les perles de tapioca

Faire éventuellement tremper les perles de tapioca une dizaine de minutes dans de l’eau froide avant la cuisson.

Les faire ensuite cuire dans une grande casserole d’eau bouillante pendant environ 25 minutes, en remuant régulièrement pour éviter qu’elles n’attachent. Lorsqu’elles deviennent translucides, les rincer à l’eau froide afin de bien les séparer.

Répartir les perles dans deux saladiers et ajouter le colorant alimentaire de votre choix.

Le melon

Découper le melon en petits cubes et le réserver au frais.

Le caramel

Faire chauffer le sucre dans une casserole à feu moyen jusqu’à ce qu’il commence à brunir. Ajouter progressivement l’équivalent en eau, puis une petite pincée de sel. Laisser épaissir quelques minutes.

Dressage

Dans un grand verre, déposer une couche de perles de tapioca colorées, puis quelques morceaux de melon. Alterner les couches jusqu’à remplir le verre.

Ajouter le sirop de caramel, puis terminer avec le lait de coco parfumé au pandan.

Il ne reste plus qu’à déguster !

article proposé par La rédaction
visuel

Le 14 octobre 2011, Saint-Just Borical est inhumé en Guyane, 95 ans après sa disparition dans les combats de la Première Guerre mondiale.

Son histoire est aussi celle des 1 929 poilus guyanais engagés dans les rangs de l’armée française, dont plus de 260 ne sont jamais rentrés au pays.

Saint-Just Borical avait 29 ans. Il a combattu pendant la Première Guerre mondiale et est mort pour la France.

En 1915, Saint-Just Borical est incorporé dans l’armée française. Il rejoint le 119e régiment d’infanterie en mai 1916, alors que celui-ci est au repos à Salmagne, dans la Meuse, avant de remonter vers le front de Verdun.

Quelques jours plus tard, le régiment est engagé dans les combats autour de Fleury-devant-Douaumont. Saint-Just Borical y trouve la mort. Si son décès est officiellement enregistré au 13 juin 1916, les recherches menées à partir du journal de marche du 119e régiment situent probablement sa mort au 3 juin, lors des violents combats de Verdun.

Son corps ne sera pas retrouvé. Dans ce paysage retourné par…

article proposé par La rédaction
visuel

Et si le célèbre sirop de Liège se faisait une place sous le soleil de la Guyane ? Pommes et poires mijotent longuement avec une touche de miel et de citron pour donner naissance à une préparation dense, fruitée et légèrement acidulée.

Une version made in Yana, pensée pour accompagner aussi bien les recettes salées que les gourmandises sucrées.

Ingrédients

Pour 250 à 300 ml
  • 700 g de pommes + 300 g de poires, épluchées et épépinées (ou 1 kg de pommes si vous n’avez pas de poires)
  •     100 à 150 g de miel selon le goût
  •     2 c. à soupe de jus de citron
  •     5 cl d'eau
  •     ½ c. à café de cannelle, facultatif


Préparation

Couper les fruits en morceaux et mets-les dans une casserole avec l'eau et le citron.

Faire cuire 30 à 40 minutes à feu doux, jusqu'à obtenir une compote très fondante.

Mixer très finement.

Ajouter le miel.

Faire cuire à découvert et à feu très doux, en remuant régulièrement pour faire évaporer l'eau pour concentrer les pommes.

Quand la préparation devient très épaisse, brillante et presque pâteuse, c'est prêt. 

Compter environ 45 min à 1 h, parfois davantage selon les pommes.

Verser bien chaud dans un pot propre et stérilisé, ferme immédiatement et laisse refroidir.



article proposé par La rédaction
visuel

Aujourd’hui, si le monde entier « s’enjaille » sur du shatta, si des figures du dancehall comme Jahyanai King ou Bamby évoluent à l’international, cette musique caribéenne raconte une histoire plus large : celle de sons qui voyagent, se croisent et se transforment bien au-delà des frontières.

Avant le shatta, il y a le dancehall venu de Jamaïque, nourri par le reggae et le digital. Plus tôt encore, le hip-hop, adopté par une génération qui cherchait sa voix et sa place.

Les enfants de là-bas grandissent alors avec ceux d’ici, dans une culture de la street où les influences circulent plus vite que les générations ne peuvent les transmettre. Une jeunesse qui construit ses propres codes, entre ce qu’on attend d’elle et le monde qu’elle découvre.

Manuel Istace fait partie de ceux qui ont contribué à faire voyager le dancehall jusqu’en Europe. Pourtant, rien ne semblait, au départ, le conduire jusque-là.

Issu d’une famille de journalistes belges, il grandit avec un sentiment de décalage dans une société où les différences créent autant de curiosité que de rejet. Ses parents lui transmettent l’ouverture au monde, le libre arbitre, le goût de la réflexion et une certaine idée de la tolérance. Mais dehors, il se sent à part, parfois rejeté. Et d’une certaine manière, il rejette aussi ce monde trop rigide qui ne lui ressemble pas.

Anarchiste dans l’âme, fasciné par les cultures et les trajectoires humaines, il trouve naturellement sa place parmi les rejetés, les marginaux, les rêveurs. Et il s’y sent bien.

Lui qui dessine au point d’intégrer les Beaux-Arts découvre un univers fait de graffiti, de musique et de partage, notamment autour de l’Arlequin, un disquaire devenu point de rencontre pour une jeunesse bruxelloise.

Une jeunesse métissée qui évolue entre racisme, incompréhension et sentiment d’exclusion, et qui invente ensemble ses propres codes, son propre langage, sa propre manière d’exister. On s’y retrouve, on échange des sons, des idées, des influences.

C’est là que Manuel devient peu à peu Uman, et découvre les rythmes, les voix et la chaleur des Caraïbes. Ce n’est plus seulement une musique qui entre dans sa vie, mais une autre manière d’habiter la ville, de parler, de marcher, de s’exprimer. Avec l’émission H.I.P H.O.P de Sidney, tout un imaginaire déferle, comme une déflagration musicoculturelle sur une génération en mal de représentation.

Du rap, des textes, de la contestation. Uman y retrouve l’énergie punk qu’il aime tant. Mais le reggae et le ragga apportent autre chose : une forme de nonchalance caribéenne…

article proposé par La rédaction
visuel

Né en 1944, Élie Stéphenson est, avec le poète Léon-Gontran Damas, l’une des grandes figures de la littérature guyanaise.
Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, il a également écrit une dizaine de pièces de théâtre, dont une grande partie est longtemps restée inédite.

« Cayenne » est un poème d’Élie Stéphenson publié pour la première fois dans son recueil Catacombes de soleil (Paris : Éditions Caribéennes, 1979, pages 41-42).

Cayenne 
un nom machinal étendu entre mes lèvres
harassées de secousses exfoliées
un rappel de cris encerclés par une mutilation
de membres annexes
où s'exhibe ma solitude décharnée

Cayenne
une violence de prunelles désorientées
un clapotis de pieds tawa
dans les rios tapis
de sang
quand nos révoltes s'éveillent en 
de beaux rêves réparateurs
ma solitude est un cauchemar

crier au suicide ? 
crier au crime ? 
à la mainmise ? 
à l'assimilation ? 
crier ?

Cayenne
un acharnement de coléoptères autour 
des plantations ventre-creux et des
poissons maigres de nos gencives
une exaltation de poivre surchauffée
                         sur
des blessures attentives au bruit
au mouvement
aux couleurs à toute révolte à toute secousse
viendrez-vous, vous mirer autour de ces étangs
viendrez-vous y boire
et périr de notre Foi ?

Je ne sais pourquoi le ciel a la gueule écrabouillée
je ne sais pourquoi les oiseaux sont aphones et revanchards
je ne sais pourquoi les déserts ont pénétré les pinotières
ni pourquoi les chiens palabrent et pourquoi
les pucerons ont pris la direction des affaires

        mais je vis à Cayenne
        et je vais en mourir

article proposé par © 1979 Élie Stephenson
visuel

Depuis l’Antiquité, le laurier accompagne les pratiques divinatoires. Plante des oracles et des prophètes, on lui attribue le pouvoir de favoriser les rêves, d’aiguiser l’intuition et d’ouvrir un espace propice aux messages de l’invisible. ✨

Le rituel est simple : glisse une feuille de laurier sous ton matelas, juste sous ta tête, avant de dormir.
Au réveil, prendre quelques instants pour noter les rêves.

Qui sait ce que ton inconscient — ou peut-être autre chose — cherchera à te souffler ? 🍃

article proposé par La rédaction
Suivez les indices, trouvez
les graines de wassaï cachées
?X
1
1
1
1
1
1
1
2
1
2
2

Les nouvelles du monde

Astuces | Éloigner les fourmis
Prélever le zeste de 1 citron. Le couper en morceaux et le mixer avec un peu d'eau chaude, jusqu'à obtenir une pâte pas trop épaisse. Déposer un peu de pâte sur le trajet des fourmis. > Si vous avez une fourmilière dans votre jardin, arroser avec cette mixture.
Christopher Mary : un univers à sa manière
Il y a des parcours qui ne suivent pas vraiment les chemins prévus. Des trajectoires qui avancent un peu de côté, au rythme de ceux qui préfèrent observer, essayer, créer autrement. Entre humour, numérique et envie de partager, il construit depuis plusieurs années un univers qui lui ressemble, avec ses propres codes et sa propre manière de voir les choses. Derrière les écrans et les vidéos, il y a surtout une personnalité : curieuse, spontanée, toujours à la recherche d'une nouvelle idée à explorer.
Croyances | Et si tes rêves avaient quelque chose à dire ? 🌙
Depuis l’Antiquité, le laurier accompagne les pratiques divinatoires. Plante des oracles et des prophètes, on lui attribue le pouvoir de favoriser les rêves, d’aiguiser l’intuition et d’ouvrir un espace propice aux messages de l’invisible. ✨ Le rituel est simple : glisse une feuille de laurier sous ton matelas, juste sous ta tête, avant de dormir. Au réveil, prendre quelques instants pour noter les rêves. Qui sait ce que ton inconscient — ou peut-être autre chose — cherchera à te souffler ? 🍃🌙
Kourou : Il était une fois
À Kourou, les relations entre une partie de la population et les légionnaires du 3e Régiment étranger d’infanterie sont déjà tendues. Au cours des semaines précédant le mois d’août 2006, plusieurs soldats sont agressés. Les incidents se multiplient, la méfiance s’installe et chacun semble attendre que la situation finisse par déraper. Le 6 août, une nouvelle agression va mettre le feu aux poudres.
La légende de "Baka La Main"
Sur les bords du fleuve Montsinéry se trouvait le domaine d’un colon aux terres généreuses, qui avait droit de vie et de mort sur ses esclaves. Une fois par an, un enfant disparaissait. Personne ne savait où, ni pourquoi, ni comment… Enfin, pour le moment.
MEMOIRE DE GUYANE : Un poilu nommé Borical
Le 14 octobre 2011, Saint-Just Borical est inhumé en Guyane, 95 ans après sa disparition dans les combats de la Première Guerre mondiale. Son histoire est aussi celle des 1 929 poilus guyanais engagés dans les rangs de l’armée française, dont plus de 260 ne sont jamais rentrés au pays. Saint-Just Borical avait 29 ans. Il a combattu pendant la Première Guerre mondiale et est mort pour la France.
Poème : Cayenne, d'Elie Stephenson
Né en 1944, Élie Stéphenson est, avec le poète Léon-Gontran Damas, l’une des grandes figures de la littérature guyanaise. Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, il a également écrit une dizaine de pièces de théâtre, dont une grande partie est longtemps restée inédite. « Cayenne » est un poème d’Élie Stéphenson publié pour la première fois dans son recueil Catacombes de soleil (Paris : Éditions Caribéennes, 1979, pages 41-42).
Recette | Boulet à la liégeoise
Parfois, il suffit de pousser une porte pour découvrir un autre univers. 🌍 Cette fois, direction Liège, en Belgique 🇧🇪, pour aller chercher une saveur, une tradition… et un petit clin d’œil à ceux qui, venus de Belgique, ont posé leurs valises en Guyane. Parce qu’au fond, peu importe la distance, certaines recettes ont le pouvoir de faire voyager… et de rappeler un peu la maison. ❤️ Une spécialité liégeoise à découvrir, à préparer… et surtout à partager.
Recette | Casabe de yuca
Hérité des peuples taïnos des Caraïbes, le casabe est un pain ancestral préparé à partir du manioc. Présent depuis des siècles à Saint-Domingue, ce pain fin et croustillant témoigne de l’importance du manioc dans les cultures caribéennes et rappelle, par son histoire et son ingrédient principal, la traditionnelle cassave des Antilles.
Recette | Nam Van
Au détour de quelques étals de certains marchés, vous avez peut-être déjà aperçu ces gobelets colorés remplis de billes de tapioca, de lait de coco et de graines de basilic, parfumés au pandan et parfois agrémentés d’un peu de sirop de canne. Une boisson qui se déguste bien fraîche. Les Couleurs De l'ouest vous propose une autre version, tout aussi gourmande : un dessert frais et parfumé, où la douceur du lait de coco et du pandan rencontre les perles de tapioca et la fraîcheur du melon.
Recette | Sirop de Liège made in Yana
Et si le célèbre sirop de Liège se faisait une place sous le soleil de la Guyane ? Pommes et poires mijotent longuement avec une touche de miel et de citron pour donner naissance à une préparation dense, fruitée et légèrement acidulée. Une version made in Yana, pensée pour accompagner aussi bien les recettes salées que les gourmandises sucrées.
Rituels & croyances | Et si tes rêves avaient quelque chose à dire ?
Depuis l’Antiquité, le laurier accompagne les pratiques divinatoires. Plante des oracles et des prophètes, on lui attribue le pouvoir de favoriser les rêves, d’aiguiser l’intuition et d’ouvrir un espace propice aux messages de l’invisible. ✨ Le rituel est simple : glisse une feuille de laurier sous ton matelas, juste sous ta tête, avant de dormir. Au réveil, prendre quelques instants pour noter les rêves. Qui sait ce que ton inconscient — ou peut-être autre chose — cherchera à te souffler ? 🍃
Uman : Roots & Culture
Aujourd’hui, si le monde entier « s’enjaille » sur du shatta, si des figures du dancehall comme Jahyanai King ou Bamby évoluent à l’international, cette musique caribéenne raconte une histoire plus large : celle de sons qui voyagent, se croisent et se transforment bien au-delà des frontières. Avant le shatta, il y a le dancehall venu de Jamaïque, nourri par le reggae et le digital. Plus tôt encore, le hip-hop, adopté par une génération qui cherchait sa voix et sa place. Les enfants de là-bas grandissent alors avec ceux d’ici, dans une culture de la street où les influences circulent plus vite que les générations ne peuvent les transmettre. Une jeunesse qui construit ses propres codes, entre ce qu’on attend d’elle et le monde qu’elle découvre. Manuel Istace fait partie de ceux qui ont contribué à faire voyager le dancehall jusqu’en Europe. Pourtant, rien ne semblait, au départ, le conduire jusque-là.

Archives