Mag'Ouest

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Sanité Bélair, de son vrai nom Suzanne Bélair, naît en 1781, aux Verrettes, à Saint-Domingue. Ancienne esclave affranchie, femme noire, elle grandit dans un monde où la loi décide pour elle, où la parole politique ne lui est pas destinée. Rien, dans l’ordre colonial, ne la prédestine à devenir une figure de pouvoir. Et pourtant, elle le devient. Elle épouse en 1796 Charles Bélair, officier de l’armée de Toussaint Louverture. Mais Sanité n’est pas une figure d’ombre. Elle s’engage pleinement dans la Révolution haïtienne, gravit les échelons militaires, devient sergente puis lieutenante. Elle combat, commande, galvanise. Les récits la décrivent comme une guerrière redoutable, déterminée, parfois intraitable. Elle ne subit pas la Révolution : elle la porte. Lorsque l’expédition napoléonienne menée par le général Leclerc arrive en 1802 pour rétablir l’esclavage, Sanité Bélair choisit le camp de la rupture. Dans les montagnes des Verrettes, avec son mari, elle appelle à l’insurrection. Ils rallient la population de l’Artibonite, hommes et femmes confondus. La liberté n’est plus une idée abstraite, elle devient un combat armé. Les insurgés remportent d’abord quelques succès. Mais l’équilibre est fragile. Les forces françaises réagissent, les divisions internes affaiblissent la révolte. Traquée, Sanité Bélair est capturée. Pour tenter de la sauver, Charles Bélair se constitue prisonnier. Ils sont envoyés au Cap, enchaînés. Le procès est expéditif. Une commission militaire les juge. Sanité Bélair est accusée, entre autres, d’avoir assassiné un jeune blanc soupçonné d’espionnage. La sentence tombe : la mort pour tous les deux. Charles Bélair, officier, sera fusillé. Sanité Bélair, femme, doit être décapitée. Le 5 octobre 1802, elle refuse cette distinction humiliante. Elle exige de mourir comme une soldate. Le bourreau tente de la faire plier, sans succès. Finalement, elle est fusillée. Debout. Sanité Bélair ne s’est jamais battue pour le droit de vote. Ce droit n’existait pas pour elle. Mais elle s’est battue pour quelque chose de plus fondamental encore : le droit d’exister comme sujet politique, de décider pou...

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Le suffrage universel : une conquête progressive et inachevée


Il fut un temps où voter n’était pas un droit.

En France, c’était un privilège. Un privilège soigneusement gardé, transmis entre hommes respectables, propriétaires, contribuables. La parole politique n’appartenait pas au plus grand nombre, mais à ceux que l’on jugeait dignes de décider pour les autres.

À la fin du XVIIIᵉ siècle, la Révolution bouleverse l’ordre établi. En 1792, pour la première fois, la Convention nationale est élue au suffrage universel masculin. L’expérience est brève, instable, emportée par les soubresauts révolutionnaires. Mais une idée est née : le peuple peut choisir.

Il faut attendre 1848 pour que cette idée s’ancre durablement. Après des j...

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Une carte interactive centrée sur le quotidien

MoDegrad propose une carte interactive où les habitants peuvent explorer tous les acteurs actifs dans un rayon de 15 km, avec la possibilité de déplacer ce rayon à travers la commune. La carte met clairement en valeur :

  • Où manger

  • Où dormir

  • Où sortir

  • Quels produits locaux découvrir

  • Les services locaux

  • Les événements de la commune

Grâce à cette approche, il devient simple de trouver rapidement les services indispensables, les producteurs locaux, les établissements de proximité et les événements à ne pas manquer.

Des outils simples pour tous

Pour les acteurs locaux, MoDegrad est un outil numérique accessible et efficace. Il permet de :

  • Être présent sur une carte locale sans crée...

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Il y a longtemps, bien avant que le bruit des colons ne vienne troubler le silence des forêts, les pumas régnaient sur les montagnes et les plaines verdoyantes. Les tribus vivaient avec eux, apprenant à lire leurs mouvements, à écouter leur souffle dans le vent, à comprendre le langage des ombres. Le puma n’était pas seulement un chasseur : il était un gardien, un juge silencieux, un guide des hommes… capable d’apporter protection ou leçon fatale à quiconque brisait l’équilibre de la forêt.

Punawa était un grand chasseur. Alors qu’il entrait dans l’ère où un enfant devient un homme, il rencontra Jaduaranti, le vieux puma qui le mordit. Depuis ce jour, ils étaient liés.

Quand les hommes des terres lointaines vinrent pour enlever nos enfants, Punawa et Jaduaranti se levèrent. Grâce à eux, certains enfants furent sauvés. Mais l’homme ne se contentait pas des enfants : il chassait aussi les pumas, nos frères protecteurs. Nos guerriers et leurs frères furent capturés, torturés, tués. Nos cœurs étaient orphelins. Mais jamais ils n’attrapèrent Punawa ni Jaduaranti.

Punawa avait une fille, enlevée alors qu’elle n’était qu’une jeune pousse. Son cœur se dessécha, il quitta les siens pour la retrouver. Partout où il passait, la griffe du puma laissait le sang. Jamais le courage ne le quitta.

Trahi par un frère, il fut capturé. Mais Jaduaranti surgit de la nuit et le sauva alors que Punawa était presque mort. Pendant t...

Suivez les indices et trouver
les graines de wassaï cachées
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