La période du Covid aura été pour Yannick Lebrun l’occasion de ralentir, de se réinventer, de se rapprocher des siens et de se ressourcer.
Danseur phare de la grande compagnie new-yorkaise Alvin Ailey, Yannick n’en oubliait pas ses origines.
C’est durant cette période qu’il a accepté, en toute simplicité, de nous raconter son histoire.
Once upon a time
Depuis son plus jeune âge, Yannick Lebrun a toujours aimé le sport, mais plus particulièrement danser.
Alors qu’il assiste à un concours de danse auquel participe sa cousine, il découvre l’univers de la danse et de la compétition. Le temps le prouvera : il venait de trouver son étoile, celle qui le guidera jusqu’à la compagnie Alvin Ailey.
Il s’inscrira dans la foulée à l’Adaclam, à Cayenne, où il rencontrera Jeanine Verin, qui lui transmettra sa passion pour la danse.
Encouragé par son entourage, soutenu par ses parents, il trouvera la force de vivre sa passion sans se laisser déstabiliser.
I had a dream
Il va sans dire que si on lui reconnaît quelques prédispositions et un talent certain pour la danse, cela ne va pas sans son esprit de compétition, toujours en quête d’excellence. Non pas être meilleur que les autres, mais donner le meilleur de soi-même, se surpasser sans jamais se reposer sur ses acquis.
Alors qu’il enchaîne avec succès les concours, que ce soit en Guyane ou en France, Yannick se lance en parallèle dans des études ES. Il envisage un bref instant la biologie ou les langues, mais rien de concret. Plus la vie active devient réelle, moins il s’y projette. Il le comprend : s’il veut être accompli, il doit devenir danseur professionnel.
Son parcours et son talent lui offriront l’opportunité d’aller étudier à l’école Alvin Ailey afin d’intégrer, s’il est repéré, la compagnie Alvin Ailey 2 (Cie Junior).
L’objectif n’est plus de gagner un trophée ou une place sur un podium, mais de partir à la conquête de sa destinée.
Tell me who you are
Il débarque à New York en 2004, pour seul bagage sa culture guyanaise, sa passion et ce rêve au bout des doigts. Il doit aller vers les autres pour s’intégrer, s’approprier cette culture américaine, sa langue, découvrir les hivers glacials, surmonter les coups de blues en restant focalisé sur son objectif.
Alors qu’il rencontre l’excellence américaine, les lumières, le rythme effréné new-yorkais, le niveau d’exigence poussé au maximum, il doit se surpasser, ne rien lâcher, car les places sont limitées. En face, d’autres sont tout aussi motivés que lui à réussir.
Il vit des moments intenses, rencontre des danseurs de haut niveau et des personnalités comme Debby Allen, qu’il rencontre dès son arrivée à l’école. Ces rencontres le poussent à se surpasser, toujours plus, et alimentent son envie de réussir.
Yannick travaille dur et atteint son objectif. Cet amoureux de la danse dans toute sa splendeur apprend sur lui et sur les autres. Il apprend à porter et à exprimer la beauté de son histoire et de ses origines guyanaises, avec fierté…




