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MEMOIRE DE GUYANE : Un poilu nommé Borical

actualité/infos/news
Le 14 octobre 2011 à eu lieu l’inhumation de Saint-Just BORICAL, alors disparu depuis 95 ans dans les tranchées de la première Guerre Mondial. L'histoire de Saint-Just BORICAL c'est l'histoire d'un millier d'enfants des DOM-TOM, des Antilles à la Polynésie incorporés au régiments français ; l'histoire de de 1 929 poilus guyanais dont plus de 260 ne sont jamais rentrés au pays. Il avait 29 ans, a combattu durant la Première Guerre Mondiale, mort pour la France

Saint Just Louis BORICAL, enfant naturel, est né le 8 décembre 1887, rue Chaussée Sartines, à Cayenne, en Guyane. Sa mère, Rose Adèle BORICAL, née en 1864, blanchisseuse, déclare sa naissance le 27 décembre. Le père est inconnu. Cette déclaration est marquée par une anecdote. Pour une raison inconnue, l'officier d'état civil, notaire et maire de Cayenne, Maître ROUSSEAU de Saint Philippe, déclare l'enfant de « sexe féminin » et note « Saint Juste Louise » . Sa mère et ses deux témoins, Victor Justin Auguste JOBIENSI et Paul Emile ROSETTE, bien qu'ayant lu le document, le signent. Il faudra un jugement du tribunal de Cayenne, le 15 décembre 1892, pour reconnaître que « Saint Juste Louise dénommé en l'acte ci contre, est de sexe masculin, non féminin ».

Avant Saint Just Louis, Adèle a un premier enfant, Anne Marie Eugénie Luce BORICAL, qui semble être l'ainée, née le 22 mai 1886. Marie Adèle, qui signe Adèle BORICAL, a un troisième enfant, Marie Adolphe BORICAL, le 1er février 1892. décédé le 25 juillet de la même année. A cette époque en 1892, Adèle est commerçante à Cayenne. Puis Adèle a un quatrième enfant, Armand Félix Frédéric BORICAL, le 21 juin 1893.

Saint Just est malheureusement orphelin à l'âge de 7 ans : en effet, sa maman, toujours célibataire, décède le 2 mars 1894 à Cayenne.

Appelé en 1907, lorsque la guerre éclate, Saint Just est réserviste. Il rejoindra les classes de 1912 et 1913, qui ont été parmi les premieres appelées à partir au front en août 1914. C'est elles qui ont fourni le plus fort contingent de morts créoles.

Il sera affecté à la fin du mois de mai 1916 au 119e régiment d'infanterie dans l’armée française, alors au repos à Salmagne dans la Meuse, en arrière du front, qui est très éprouvée par les Allemends et qui reçoit périodiquement de nouvelles recrues, comme Borical, 

Lorsqu'il décède, quelques jors à peine après son arrivée tué par les Allemands, le 13 juin 1916, Saint Just n'était pas seul ce jour là dans les champs de Fleury Devant Douaumont. D'autres Guyanais faisaient partie de son régiment et vont mourir.

« Nous sommes partis à l'attaque de Verdun, au mois de décembre, en plein hiver. Tous les Créoles étaient gelés » , écrit Phillistal, ancien combattant guyanais.

Son corps ne sera pas retrouvé dans un terrain retourné par les obus et disparait dans cette guerre industrielle qui broie les hommes jusqu'à détruire leur identité.

Demeure le mystère qui plane sur la mort de la bonne centaine de Guyanais partis au front et qui ne sont jamais revenus de la Champagne Ardennes, des plaines du nord de la France ou des pourtours de la Méditerranée.

C’est par hasard que, le 24 avril 2011, le jour de Pâques, des touristes hollandais découvrent un squelette dans ce sous-bois dont la plaque d’identité sur son poignet gauche indique : Borical Saint-Just. Classe 1907.

Crédit photo : © coll. Maud Rullier/DR

Sources: https://www.seriefreresdarmes.com/saint-just-borical

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