Nous sommes le
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Le 28 mai 2026, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi portant abrogation du « Code noir » et de l’ensemble des dispositions de toute nature en portant application au sein des différentes colonies françaises.

Plus de trois siècles après sa promulgation, et près de deux siècles après l’abolition de l’esclavage, cette décision peut surprendre : comment un texte devenu inapplicable depuis 1848 peut-il encore faire l’objet d’une abrogation formelle aujourd’hui ?

Pour répondre à cette question, il faut revenir à ce que fut le Code noir : non pas seulement un texte juridique, mais un système complet d’organisation de l’esclavage dans les colonies françaises.

Le Code noir est promulgué en 1685 sous le règne de Louis XIV, à Versailles. Son intitulé officiel est « Édit du roi touchant la police des îles de l’Amérique française ». Il encadre juridiquement l’esclavage dans les colonies françaises, principalement aux Antilles, et plus largement dans les possessions coloniales comme la Guyane ou certaines îles de l’océan Indien.

En 1724, une version adaptée est étendue à la Louisiane française, intégrant les mêmes principes fondamentaux de contrôle et d’organisation de l’esclavage.

Aucun date date ne marquant la disparition du Code noir, son application s’efface progressivement avec les bouleversements politiques du XIXᵉ siècle, jusqu’à l’abolition définitive de l’esclavage dans les colonies françaises le 27 avril 1848, sous l’impulsion du gouvernement provisoire et de Victor Schœlcher. Devenu sans objet, il demeure néanmoins dans les archives juridiques françaises jusqu’à son abrogation explicite adoptée par l’Assemblée nationale en 2026.

1685 : la mise en place d’un système juridique de domination

Le Code noir organise juridiquement l’esclavage dans les colonies françaises. Il impose notamment le baptême et l’instruction religieuse catholique des personnes réduites en esclavage (article 2), tout en les définissant comme des biens meubles (article 44). Cette instruction religieuse s’inscrit dans une logique de contrôle : l’accès au savoir demeure limité et encadré, dans un système qui ne vise pas l’émancipation mais l’organisation d’une main-d’œuvre contrainte.

D’autres articles structurent un système strictement coercitif :

  • interdiction des rassemblements d’esclaves 
  • sanctions corporelles et violences en cas de fuite
  • statut juridique de propriété transmissible

Le Code noir ne se limite donc pas à encadrer une pratique existante : il institue un cadre légal où la loi devient un instrument direct de domination.

XVIIIᵉ siècle : contradictions entre pensée universelle et réalité coloniale

Au XVIIIᵉ siècle, les critiques de l’esclavage s’intensifient dans les sphères économiques et philosophiques.

En 1776, Adam Smith souligne dans La Richesse des nations que le travail forcé repose sur la contrainte plutôt que sur l’intérêt individuel, remettant en question son efficacité économique autant que morale.

En 1789…

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Presque toutes les parties du bananier ont une ou plusieurs utilisations, et la fleur de bananier ne fait pas exception. Les fleurs de bananier sont utilisées dans diverses traditions culinaires et sont reconnues pour leur richesse en fibres. Elles s’intègrent dans de nombreuses préparations et s’associent facilement aux épices.

Préparation de la fleur de bananier

Nettoyage

La préparation commence par le retrait des pétales extérieurs, souvent teintés de rouge. À l’intérieur se trouvent de petits fleurons blancs. Chaque fleuron est ouvert afin de retirer une tige centrale fibreuse, non comestible ou difficile à mâcher.

Cette étape est répétée pour l’ensemble de la fleur. Les fleurons sont ensuite émincés.

Trempage

Après découpe, les fleurons sont généralement trempés dans une solution légèrement acidifiée afin de réduire l’amertume et limiter l’oxydation.

Conservation

Après nettoyage et trempage, la fleur de bananier peut être conservée jusqu’à une semaine au réfrigérateur, dans une préparation liquide (eau ou lait acidifié), en renouvelant le liquide tous les deux jours.

Conseils

  • Bien retirer les fibres centrales pour éviter une texture dure
  • Privilégier des fleurs fraîches…
article proposé par La rédaction

Le Phishing

Le phishing est une technique d'escroquerie en ligne où les fraudeurs envoient de faux e-mails ou messages dans le but de tromper les destinataires et de les inciter à divulguer des informations personnelles ou financières.

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Est-ce zôtt con-naitt lu «ça ça yé du ça ça yé ça»
Du an touff zicaque ? La sabb-la ka fini, là zhebb ka coumencé, An-ni gadé an touff zicaque.

Ven-a ka soufflété-ï, Lan mè ka malmin-nin-ï jou lan mè enragé, Cabritt ka plein cô-yo épi feuill verni-a, Mé zicaque ka tchimbé raide.

An zicaque cé an fruit, tout grignin, tout foixé;

La peau-ï ka sen-m trop lage Pareil an vié fan-m maigg adan gôlle jeunesse-li.

La Tartane, 
Avan-ou trappé chumin « pété zôteil »
Côté La Caravelle, 
Bod-Ian-mè, bô sabb-la, en mitan touff zicaque
An vié cô té bati an bel ti l'ajoupa
Épi feuille coco, planche palmiss, clou crochu,
Épi du temps en temps an gros nœud codd-mahaut
Là ça té ka brin-nin.
An lapôte gran rouvè pou la brise visité-ï,
Rentré, sôti, con an voisin qui ka pron-m-nin.
I té fait an pari épi Zombi, épi cyclone
Qu-u a-ï-en pa sé fait-ï pati là-ï té planté.
Ça té an vaillant bougg.
En temps i té jun-n gen i té allé la ghiè'.
Quand i té ruviré i té juss prend an fan-m :
Ça assez pou-ou compren-n i té ni l'èspérience.
Loss fan-m-la mo i té rété vingt ans tout seul
Pou ruposé vieu cô-ï
Juss temps jeunesse-li ruvini.
1 té ni an gommier, an pirogue du confiance,
Oti trou té bouché épi fon bon-m fe-blan.
Mangé-ï té ti…
article proposé par La redaction
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Wilfried Quaresma Dos Santos, alias Wiwi, découvre le freestyle à l’âge de 19 ans. Cinq ans plus tard, il s’impose parmi les cinq meilleurs de sa spécialité en France. Trois ans plus tard, il décroche une 4ᵉ place au Championnat de France de freestyle football et s’impose comme l’un des freestylers reconnus du circuit français.

Wilfried est Kouroucien, de parents d’origine brésilienne.

Très tôt…

article proposé par La redaction
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Pour la tarte:


  • 1 pâte sablée toute prête

  • 350g de purée de potimarron maison

  • 3 bananes très mûres

  • 100g de miel

  • 140g de ricotta

  • 3 oeufs

  • 1 c.c. d’épices à pain d’épice

  • 1 c.c. de cannelle

Pour la chantilly:


  • 1 boîte (350 à 400g) de crème de coco, mise au frigo pendant 12 heures minimum

  • 2 sachets de sucre vanillé

  • 4 C.S. de sucre glace

Déco:


  • Noix de pécan

  • Caramel au beurre salé

Mixez la purée de potimarron avec les bananes, ajoutez le miel, la ricotta et mixez de nouveau. Quand la crème est bien lisse, ajoutez les oeufs et les épices…

article proposé par La rédaction
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Au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècle, une figure singulière émerge des récits de la piraterie caribéenne : Mary Read. Derrière ce nom se cache une trajectoire hors norme, commencée en Angleterre dans des circonstances où l’identité elle-même devient une stratégie de survie. Dans un monde dominé par les hommes, Mary Read apprend à se fondre dans les codes et à s’imposer à sa manière, jusqu’à devenir une pirate reconnue dans les Caraïbes.

Mary Read naît en Angleterre vers la fin du XVIIe siècle. Très tôt, sa vie est détournée de son cours initial. Sa mère, devenue veuve, choisit de la faire passer pour un garçon afin de continuer à recevoir une aide financière familiale.

Mary grandit alors sous une identité masculine : Willy Read.

Ce qui n’était au départ qu’un arrangement de survie devient peu à peu une manière d’exister. Elle évolue dans des milieux exclusivement masculins, apprend leurs habitudes, leurs rapports de force, leur manière de circuler dans le monde.

Elle sert d’abord dans la domesticité, puis rejoint l’armée britannique avant de prendre la mer. À cette époque, les trajectoires des marins sont souvent instables : un navire mène à un autre…

article proposé par La rédaction
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une version plus saine de notre boisson emblématique super simple à faire ! On évite les additifs le trop sucré

Pour le sirop d’anis :

800 ml d’eau
200 g de sucre canne 
70 g d’anis étoilé

Préparation

Mélanger l’anis, le sucre et l’eau dans une casserole.
Porter à ébullition puis baisser un feu doux et laisser mijoter 20 minutes en remuant de temps en temps.
Sortir du feu, couvrir et laisser infuser au moins une heure (plus vous laisserez infuser plus le goût sera intense mais une heure c’est largement suffisant)
Filtrer…
article proposé par La redaction
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Dans les récits anciens de Guyane et des Caraïbes, la forêt n’est jamais seulement un décor. Elle respire, elle écoute, elle garde ses secrets. Parmi ces secrets, on parle encore des « simples », ces plantes chargées de savoirs anciens, à la frontière du remède et du mystère. Ceux qui les connaissaient ne cueillaient jamais la forêt sans en respecter les règles invisibles.

Dans les traditions européennes anciennes comme dans les cultures de Guyane et des Caraïbes, les plantes occupent une place essentielle, à la frontière du savoir médical, du symbole et de la croyance. On les retrouve sous le nom de « simples », terme hérité de la médecine ancienne, où il désignait des plantes utilisées seules, avant que le mot ne glisse progressivement vers des usages plus populaires et imaginaires.

Jean de La Fontaine en témoigne dans ses fables, où le vocabulaire des « simples » renvoie encore à cet ancien monde des plantes médicinales et des savoirs naturels partagés en Europe.

Mais ce mot ne reste pas enfermé dans l’histoire européenne. Dans les espaces forestiers de Guyane et des Caraïbes, il entre en résonance avec d’autres héritages…
article proposé par La redaction
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Le Vitória Régia est le plus grand nénuphar du monde, originaire de l’Amazonie. Ses fleurs blanches parfumées s’ouvrent la nuit et prennent des teintes rosées au lever du soleil.

Une légende tupi‑guarani raconte qu’il serait né d’une princesse indienne, transformée par la lune pour récompenser son courage et sa dévotion, offrant ainsi une explication poétique à la beauté de cette plante.

Naiá était une belle princesse indienne, douce et rêveuse…






article proposé par La rédaction
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Anticolonialiste.
Le mot pose un cadre : celui du refus d’un système où un territoire en domine un autre, l’administre, l’exploite et en redéfinit les contours.
C’est à la fois une position politique, un mouvement historique, et parfois une pensée critique qui interroge les effets durables du colonialisme : inégalités, mémoires, identités.

C’est dans cette définition que s’inscrit Armand Achille.

Originaire de Sinnamary, il grandit à Montjoly, et y vit encore aujourd’hui.
Officiellement né à Paris, Armand Achille est pourtant guyanais. Cette particularité devient très tôt une faille dans le regard des autres, parfois une forme de discrimination diffuse, parfois plus directe, et surtout un questionnement intérieur : celui de l’identité.
Dans une école où l’on apprend encore que « nos ancêtres les Gaulois », la question ne se pose pas comme une théorie, mais comme une expérience. Armand ne cherche pas immédiatement la rupture ni la contestation. Mais la graine est là.
Puis, adolescent, lycéen, il participe à sa première manifestation, à la suite d’un décès tragique lié à une simple place de parking. Dans les rues de Cayenne…
article proposé par La rédaction
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La déesse Māri (tamoul : மாரி) est connue sous le nom de Mariamman, « Mère Mari » (tamoul : மாரியம்மன், marathi : मरी आई, kannada : ಮಾರಿಯಮ್ಮ), Maariamma (tamoul : மாரியம்மா), ou simplement Amman (tamoul : அம்மன்), qui signifie « Mère ».

Déesse majeure de l’hindouisme populaire du sud de l’Inde, Mariamman — ou Mari-Amma, « la Mère secourable » en tamoul — est une divinité de village profondément enracinée dans les traditions rurales du Tamil Nadu, du Karnataka et de l’Andhra Pradesh. Son culte, très ancien, relève des divinités dites de territoire (grama devata), proches des communautés locales et intimement liées aux cycles de la vie quotidienne.

Dans le monde tamoul, Mariamman occupe une place centrale dans l’hindouisme populaire du sud de l’Inde. On la connaît sous le nom de Mari-Amma, « la Mère secourable ». Elle appartient aux divinités de village, proches des communautés rurales du Tamil Nadu, du Karnataka et de l’Andhra Pradesh, où elle est intégrée aux gestes les plus quotidiens de la vie religieuse.

Elle est avant tout une déesse de la pluie, de la fertilité et des maladies. Pendant longtemps, elle a été particulièrement associée aux affections dites « fiévreuses », dont la variole constituait une forme redoutée. Dans les villages, on l’invoque pour protéger une maison, guérir un malade ou apaiser une épidémie. Mais elle peut aussi, selon les croyances, être à l’origine de ces mêmes maladies. Cette double dimension — protectrice et dangereuse — structure profondément son culte.

Dans l’univers tamoul, Mariamman est souvent rapprochée d’autres figures divines comme Shitala Devi dans le nord de l’Inde, ou certaines formes de Parvati et de Durga. Pourtant, elle conserve une identité propre, liée aux cultes locaux, où la divinité est avant tout une présence immédiate, ancrée dans un territoire et une communauté.

Son culte se manifeste par des pratiques simples mais fortement codifiées. Dans les villages, on dépose des offrandes, on allume des lampes à huile, on accroche des feuilles de neem aux portes pour éloigner la maladie. Les périodes de crise donnent lieu à des vœux, des processions et parfois des états de possession ou de transe. La représentation de la déesse peut rester minimale : une pierre, une flamme ou un pot suffisent à signifier sa présence.

À partir du XIXe siècle, avec l’arrivée de travailleurs engagés indiens dans les colonies françaises après l’abolition de l’esclavage, le culte de Mariamman traverse l’océan Indien. Il s’installe en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion, où il entre en relation avec d’autres traditions religieuses, notamment le catholicisme.

Dans ces sociétés créoles, la déesse est progressivement nommée Mariémin. Son nom évolue parfois dans l’usage populaire jusqu’à évoquer « Marie Aimée », ce qui favorise son rapprochement avec la Vierge Marie dans un contexte déjà profondément marqué par l’imaginaire chrétien. Cette transformation ne remplace pas ses origines tamoules : elle traduit un processus d’adaptation et de continuité.

Ainsi, le culte de Mariamman conserve une cohérence à travers les espaces et les époques. De l’Inde du Sud aux sociétés créoles de l’océan Indien et des Antilles, elle demeure une figure de protection, de guérison et de dévotion, dont la présence s’inscrit dans les gestes concrets de la vie quotidienne.


article proposé par La rédaction
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Dans les vieux récits de Guyane, certaines créatures traversent la nuit entre le monde des hommes et celui des esprits. Parmi elles figure la Louve à crinière, séduisante et insaisissable, capable de prendre l’apparence d’une femme pour attirer ceux qui croisent sa route. Son histoire raconte une rencontre avec Diable rouge, faite de désir, de ruse et de vengeance, dont naîtront deux êtres redoutés des contes guyanais.

Déesse Louve à crinièreétait délicate et précieuse…

article proposé par La redaction
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Un dessin d’enfant, un bouquet ramassé à la va-vite, un mot griffonné… Chaque année, la Fête des mères s’invite dans les foyers avec la même intention : dire merci.

En France, elle se célèbre le dernier dimanche de mai, parfois début juin lorsque la Pentecôte tombe à cette date. Ailleurs, les calendriers changent : deuxième dimanche de mai au Brésil, au Canada ou en Australie, ou encore au printemps au Royaume-Uni.

Cette année se sera le Le 31 mai, mais peu importe la date, le geste reste universel.

Bien avant les cartes et les bouquets, la maternité portait déjà une dimension presque sacrée.

Dans la mythologie grecque, Rhéa, mère de Zeus, incarnait cette force originelle.Au printemps, saison du renouveau, des célébrations lui étaient consacrées, mêlant rites, offrandes et festivités pour honorer la fertilité, la terre et la transmission de la vie. Ces pratiques s’inscrivaient dans un ensemble plus large de cultes dédiés aux figures maternelles, où la nature elle-même était envisagée comme une mère nourricière. Derrière ces traditions, une idée persiste : celle d’un lien profond entre maternité, protection et continuité du monde.

Avec l’essor du christianisme

article proposé par La rédaction
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À travers le Comptoir S&Y et La Voix de Guyane, c’est avant tout la vision d’un homme qui s’exprime. Yohan porte une idée simple : créer des lieux où la musique rassemble, où chacun peut trouver sa place et oser monter sur scène.

Arrivé en Guyane à l’adolescence, il a fait de cette terre son foyer, jusqu’à devenir l’un des visages d’une scène populaire, familiale et ouverte à tous.

Originaire de Metz, Yohan débarque en Guyane à seulement 13 ans…

article proposé par La rédaction
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Intelligence artificielle : révolution… ou illusion de maîtrise ?

En quelques années, l’intelligence artificielle est passée du laboratoire aux usages du quotidien. Ce qui relevait encore récemment de la science-fiction s’invite désormais dans le travail, la création, l’apprentissage ou même les échanges les plus ordinaires.

Des outils comme Claude ou ChatGPT impressionnent par leur rapidité. Aujourd’hui, une intelligence artificielle peut rédiger un texte, générer du code, créer une interface ou structurer un projet en quelques secondes seulement.

Le résultat paraît souvent bluffant.

Et c’est justement là que commence le vrai sujet.

L’IA est un outil extrêmement puissant. 

Elle accélère le travail, aide à organiser des idées, automatise certaines tâches et permet de produire beaucoup plus vite qu’avant. Certaines études autour de GitHub Copilot évoquent d’ailleurs des gains de productivité pouvant atteindre 30 à 50 % sur certaines tâches répétitives. 

Mais une IA ne réfléchit pas comme un expert humain, produire rapidement ne signifie pas forcément comprendre, maîtriser ou sécuriser ce qui est réellement créé. Elle fonctionne principalement à partir de probabilités, de corrélations et de modèles statistiques. Autrement dit, elle produit souvent quelque chose de plausible, cohérent en apparence et visuellement convaincant… sans forcément comprendre les conséquences réelles de ce qu’elle génère.

Et cette différence change tout.

Aujourd’hui, beaucoup ont le sentiment qu’il devient possible de développer sans développeur, rédiger sans rédacteur ou concevoir des outils complexes sans véritable méthodologie. L’interface est moderne, le résultat fonctionne, tout semble simple et accessible. Pourtant, obtenir un résultat réellement fiable demande toujours du contexte, des validations et une supervision humaine solide. Dans certains cas, on passe presque autant de temps à expliquer correctement un besoin à l’IA qu’à rédiger un véritable cahier des charges. Et malgré cela, l’IA reste libre d’interprétation. Elle peut simplifier un problème, oublier des contraintes importantes ou produire un résultat techniquement fragile sans que cela soit immédiatement visible.

C’est particulièrement vrai dans le développement. Un code généré par IA peut sembler propre tout en contenant des failles de sécurité, des erreurs logiques ou des dépendances vulnérables. Tant que le projet fonctionne, le problème reste invisible. Mais lorsqu’il faut corriger un bug complexe, faire évoluer le système ou transmettre le projet à une autre équipe, les limites apparaissent rapidement. Et c’est souvent là que naît la dette technique.

Dans certaines entreprises, des outils “maison” sont désormais créés très rapidement à l’aide de flux IA automatisés. Des techniciens mettent en place des systèmes internes capables de générer des interfaces, manipuler des données ou automatiser des traitements entiers.

Le problème n’est pas l’outil lui-même.

Le problème apparaît lorsque ces solutions sont intégrées sans réelle gouvernance, sans audit de sécurité, sans documentation claire et sans visibilité complète sur ce qui a réellement été construit. Parce qu’un système peut fonctionner… tout en restant dangereux. Une seule faille peut suffire à exposer des données sensibles, interrompre une activité ou provoquer des pertes financières importantes. Et ces risques ne sont plus théoriques.

Selon IBM, le coût moyen mondial d’une fuite de données atteint aujourd’hui près de 4,9 millions de dollars. En France, des centaines de milliers de PME sont ciblées chaque année par des cyberattaques, avec des incidents pouvant coûter plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros.

La CNIL a également signalé plus de 5 600 violations de données déclarées en 2024. Certaines ont touché des dizaines de millions de personnes, comme les incidents liés à France Travail, Viamedis ou Almerys.

Et dans la majorité des cas, les causes restent souvent les mêmes : mauvaise configuration, manque de contrôle, absence de supervision ou système insuffisamment maîtrisé.

Le danger ne vient donc pas uniquement de l’intelligence artificielle.

Le danger apparaît surtout lorsque la vitesse de production dépasse la capacité réelle de compréhension et de contrôle des équipes. Car une solution créée trop vite peut devenir extrêmement coûteuse plus tard : après une intrusion, une panne, une fuite de données ou simplement lorsqu’il devient impossible de maintenir correctement le système.

Le coût d’un développeur, d’un chef de projet ou d’un expert cybersécurité peut parfois sembler élevé. Pourtant, ce coût représente aussi l’analyse, la maintenance, l’anticipation des risques, la sécurité et la responsabilité.

L’IA est un levier exceptionnel. Elle transforme déjà notre manière de créer, de travailler et de concevoir des outils mais elle ne remplace ni le jugement, ni l’expérience, ni la responsabilité humaine. Elle peut accélérer énormément un projet. Mais sans maîtrise humaine, elle peut aussi accélérer les erreurs, les failles et les risques invisibles.

Le véritable enjeu n’est donc pas de remplacer l’humain par l’IA.

Le véritable enjeu est de savoir jusqu’où utiliser cette puissance sans perdre la maîtrise de ce que l’on construit


article proposé par Couleur West IT
Suivez les indices, trouvez
les graines de wassaï cachées
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Les nouvelles du monde

Comptoir S&Y : une voix pour la Guyane
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Mémoire de la forêt : les simples
Dans les récits anciens de Guyane et des Caraïbes, la forêt n’est jamais seulement un décor. Elle respire, elle écoute, elle garde ses secrets. Parmi ces secrets, on parle encore des « simples », ces plantes chargées de savoirs anciens, à la frontière du remède et du mystère. Ceux qui les connaissaient ne cueillaient jamais la forêt sans en respecter les règles invisibles.
Intelligence artificielle : révolution… ou illusion de maîtrise ?
Intelligence artificielle : révolution… ou illusion de maîtrise ? En quelques années, l’intelligence artificielle est passée du laboratoire aux usages du quotidien. Ce qui relevait encore récemment de la science-fiction s’invite désormais dans le travail, la création, l’apprentissage ou même les échanges les plus ordinaires. Des outils comme Claude ou ChatGPT impressionnent par leur rapidité. Aujourd’hui, une intelligence artificielle peut rédiger un texte, générer du code, créer une interface ou structurer un projet en quelques secondes seulement. Le résultat paraît souvent bluffant. Et c’est justement là que commence le vrai sujet.
La série « Star City » sur Apple TV est la plus belle, et la plus froide, que vous verrez de l’été
Le spin-off de « For All Mankind » nous plonge côté soviétique dans la conquête spaciale. Une série sous haute tension, qui sublime le brutalisme de l’URSS.
Au Brésil, la découverte d’un cimetière d’esclaves ravive les blessures enfouies
A Salvador de Bahia, ancien port négrier du pays, un cimetière, où auraient été enterrés entre 32 000 et 100 000 esclaves, a été mis au jour en 2025, sur le terrain d’une institution catholique caritative très respectée. Descendants et représentants des cultes afro-brésiliens se mobilisent aujourd’hui pour réclamer réparation.
La fleur de bananier, l’amie des femmes
Presque toutes les parties du bananier ont une ou plusieurs utilisations, et la fleur de bananier ne fait pas exception. Les fleurs de bananier sont utilisées dans diverses traditions culinaires et sont reconnues pour leur richesse en fibres. Elles s’intègrent dans de nombreuses préparations et s’associent facilement aux épices.
Compè Zicaque (CREOLE)
Est-ce zôtt con-naitt lu «ça ça yé du ça ça yé ça» Du an touff zicaque ? La sabb-la ka fini, là zhebb ka coumencé, An-ni gadé an touff zicaque. Ven-a ka soufflété-ï, Lan mè ka malmin-nin-ï jou lan mè enragé, Cabritt ka plein cô-yo épi feuill verni-a, Mé zicaque ka tchimbé raide. An zicaque cé an fruit, tout grignin, tout foixé; La peau-ï ka sen-m trop lage Pareil an vié fan-m maigg adan gôlle jeunesse-li.
US, UK and Australia to develop underwater drone technology
The technology, developed under the Aukus military pact, is aimed at protecting undersea cables and boosting naval defence.
4 balados pour mieux comprendre notre époque
Dans un monde de vitesse et de contenus écourtés, les balados d’entrevue, où invité et intervieweur prennent le temps de développer leurs idées, ont quelque chose d’apaisant. En voici quatre pour élargir vos connaissances sur les enjeux de notre société.
Déesse des mères
Un dessin d’enfant, un bouquet ramassé à la va-vite, un mot griffonné… Chaque année, la Fête des mères s’invite dans les foyers avec la même intention : dire merci. En France, elle se célèbre le dernier dimanche de mai, parfois début juin lorsque la Pentecôte tombe à cette date. Ailleurs, les calendriers changent : deuxième dimanche de mai au Brésil, au Canada ou en Australie, ou encore au printemps au Royaume-Uni. Cette année se sera le Le 31 mai, mais peu importe la date, le geste reste universel.
Conte - Vitoria Regia
Le Vitória Régia est le plus grand nénuphar du monde, originaire de l’Amazonie. Ses fleurs blanches parfumées s’ouvrent la nuit et prennent des teintes rosées au lever du soleil. Une légende tupi‑guarani raconte qu’il serait né d’une princesse indienne, transformée par la lune pour récompenser son courage et sa dévotion, offrant ainsi une explication poétique à la beauté de cette plante.
Sur les retraites, le Rassemblement national sort les rames depuis l’embardée de Jordan Bardella
Le président du Rassemblement national a ouvert une brèche, qui met les cadres du parti dans une position embarrassante sur l’épineux sujet des retraites.
'I will sleep with fear': Romanians shaken after block of flats hit by drone
A Russian drone hit a block of flats in Romania on Friday, causing a fire and injuring two people, Romanian officials say.
Tarte au potimarron et à la banane, chantilly coco
## Pour la tarte: - 1 pâte sablée toute prête - 350g de purée de potimarron maison - 3 bananes très mûres - 100g de miel - 140g de ricotta - 3 oeufs - 1 c.c. d’épices à pain d’épice - 1 c.c. de cannelle ## Pour la chantilly: - 1 boîte (350 à 400g) de crème de coco, mise au frigo pendant 12 heures minimum - 2 sachets de sucre vanillé - 4 C.S. de sucre glace ## Déco: - Noix de pécan - Caramel au beurre salé
Agression à l'arme blanche au sein du collège Lise Ophion
Il s'agit d'une agression entre deux élèves de l'établissement
Archives : Wiwi Freestyle
Wilfried Quaresma Dos Santos, alias Wiwi, découvre le freestyle à l’âge de 19 ans. Cinq ans plus tard, il s’impose parmi les cinq meilleurs de sa spécialité en France. Trois ans plus tard, il décroche une 4ᵉ place au Championnat de France de freestyle football et s’impose comme l’un des freestylers reconnus du circuit français.
ORDINAIRE MAISON 🥤
une version plus saine de notre boisson emblématique super simple à faire ! On évite les additifs le trop sucré
Armand Achille, un récit guyanais
Anticolonialiste. Le mot pose un cadre : celui du refus d’un système où un territoire en domine un autre, l’administre, l’exploite et en redéfinit les contours. C’est à la fois une position politique, un mouvement historique, et parfois une pensée critique qui interroge les effets durables du colonialisme : inégalités, mémoires, identités. C’est dans cette définition que s’inscrit Armand Achille.
Du Code noir à l’abolition : pouvoir, contradictions et résistances
Le 28 mai 2026, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi portant abrogation du « **Code noir** » et de l’ensemble des dispositions de toute nature en portant application au sein des différentes colonies françaises. Plus de trois siècles après sa promulgation, et près de deux siècles après l’abolition de l’esclavage, cette décision peut surprendre : comment un texte devenu inapplicable depuis 1848 peut-il encore faire l’objet d’une abrogation formelle aujourd’hui ? Pour répondre à cette question, il faut revenir à ce que fut le Code noir : non pas seulement un texte juridique, mais un système complet d’organisation de l’esclavage dans les colonies françaises.
Un homme tué par arme blanche dans le centre de Cayenne
Un suspect a été interpellé
Appel à témoignages : vous refusez les injonctions de votre employeur à utiliser l’IA au travail ? Racontez-nous
Votre employeur encourage l’adoption d’outils d’intelligence artificielle et vous y êtes réticent·e. Partagez votre expérience avec nous.
Une pénurie de pétrole cet été ? Pourquoi le FMI et la Banque mondiale sonnent l’alerte
Alors que le conflit au Moyen-Orient s’éternise, plusieurs organisations alertent sur « le rythme record » de la baisse des stocks mondiaux de pétrole.
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Le diable rouge et la déesse louve
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Dans une tribune au « Monde », Alejandro Agafonow, professeur à l’ESSCA School of Management, s’interroge sur les enjeux éthiques et judiciaires qu’a mis en lumière le procès opposant Elon Musk à Sam Altman et OpenAI.
Femme pirate : Mary read
Au tournant du XVIIe et du XVIIIe siècle, une figure singulière émerge des récits de la piraterie caribéenne : Mary Read. Derrière ce nom se cache une trajectoire hors norme, commencée en Angleterre dans des circonstances où l’identité elle-même devient une stratégie de survie. Dans un monde dominé par les hommes, Mary Read apprend à se fondre dans les codes et à s’imposer à sa manière, jusqu’à devenir une pirate reconnue dans les Caraïbes.
Scotland wants a new independence referendum, despite Downing Street’s rejection

During the debate in Holyrood, First Minister John Swinney claimed he was confident Scots would back independence if given the chance to vote on the issue again. (Pic PA) The consequences of the disastrous results of the recent local elections in UK, both for the incumbent Labour and the Conservatives, not only have questioned PM Keir Starmer’s leadership but revived old challenges. And one of those is Scotland’s call for a second independence referendum.

737 kilos de cocaïne saisis en mer des Caraïbes lors d'une opération franco-colombienne
Deux hommes ont été interceptés le 21 mai à bord d'une embarcation rapide sans pavillon en mer des Caraïbes. Au total, 737 kilos de cocaïne ont été saisis par la Marine nationale, avec l'appui des autorités néerlandaises, dominicaines et colombiennes, dans le cadre de l'opération antidrogue " Toucan Royal ".
A Châteauroux, la contestation contre le projet de data center de Google s’organise
Le géant américain de la tech ambitionne d’implanter dans l’Indre un gigantesque centre de données, le premier qu’il détiendrait en nom propre sur le territoire français. Et s’attire les critiques d’un collectif qui tente d’empêcher sa construction.
Au Laos, l’impressionnant sauvetage de quatre hommes bloqués dans une grotte inondée
Une première personne avait été secourue vendredi, dans la province de Xaysomboun. Deux autres sont toujours portées disparues.
Légendes Tamoul : Mariémin
La déesse Māri (tamoul : மாரி) est connue sous le nom de Mariamman, « Mère Mari » (tamoul : மாரியம்மன், marathi : मरी आई, kannada : ಮಾರಿಯಮ್ಮ), Maariamma (tamoul : மாரியம்மா), ou simplement Amman (tamoul : அம்மன்), qui signifie « Mère ». Déesse majeure de l’hindouisme populaire du sud de l’Inde, Mariamman — ou Mari-Amma, « la Mère secourable » en tamoul — est une divinité de village profondément enracinée dans les traditions rurales du Tamil Nadu, du Karnataka et de l’Andhra Pradesh. Son culte, très ancien, relève des divinités dites de territoire (grama devata), proches des communautés locales et intimement liées aux cycles de la vie quotidienne.
Le sport est-il un art comme les autres ?
Alors que Roland-Garros bat son plein et que le Mondial de football se prépare, et à l’occasion de la sortie d'ouvrages consacrés à Roger Federer et Eric Cantona, deux icônes du tennis et du football, interrogeons la place du sport et des sportifs dans notre culture.
Aux Etats-Unis, des patients seuls face à leur diagnostic
Une loi américaine entrée en vigueur en 2021 impose aux hôpitaux et aux laboratoires de communiquer directement aux patients leurs résultats médicaux. Quitte à ce qu’ils affrontent la maladie sans l’accompagnement d’un médecin. Certains d’entre eux font part de leur désarroi sur les réseaux.

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