Nous sommes le
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Tu ouvres les yeux. Tu es réveillé, mais impossible de bouger. Ta poitrine semble écrasée. Et dans le noir, tu sens une présence.

Aujourd’hui, on appelle cela la paralysie du sommeil.
Mais avant que la science lui donne un nom, chaque culture avait déjà trouvé le sien.

Aux Antilles, il y a le dorlis. Au Brésil, la Pisadeira. Au Japon, le kanashibari. En Scandinavie, la Mara.

Des noms différents pour des histoires étonnamment proches : un dormeur conscient, prisonnier de son propre corps, et cette sensation terrifiante que quelqu’un — ou quelque chose — est là.

Au Brésil, la Pisadeira est une vieille femme qui, selon la légende, rôde sur les toits avant de venir peser sur la poitrine des dormeurs. Dans certaines versions, elle s’en prend particulièrement à ceux qui se sont couchés après avoir beaucoup mangé.

Aux Antilles, le dorlis appartient à ces figures nocturnes capables de venir troubler le sommeil. En Guadeloupe, on retrouve aussi l’homme-bâton, une autre figure associée aux manifestations de la nuit.

Au Japon, le kanashibari raconte cette même sensation d’immobilité : le corps comme ligoté, alors que l’esprit est déjà réveillé.

Et ailleurs, ce sont des esprits, des sorcières ou des démons qui viennent expliquer cette étrange rencontre entre le sommeil et l’éveil.

Même le mot anglais nightmare conserve la trace de ces anciennes croyances. Il est lié à la mare, une figure des traditions européennes à laquelle on attribuait ces visites nocturnes oppressantes.

Ce qui frappe, ce n’est donc pas que toutes ces légendes racontent exactement la même histoire.

C’est qu’à travers des cultures qui ne se connaissaient pas, on retrouve une expérience étonnamment similaire : se réveiller sans pouvoir bouger, sentir un poids sur soi et avoir la certitude qu’une présence se trouve dans la pièce.

La science parle aujourd’hui de paralysie du sommeil. Les légendes, elles, lui ont donné des visages. Parce qu’avant de savoir ce qui nous arrivait, il fallait bien trouver qui était venu nous rendre visite cette nuit-là.

Sous la toile

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Les « bakes », également connus sous le nom de bokits selon les territoires, font partie des préparations populaires de la cuisine caribéenne. Simples et généreux, ils ont longtemps constitué une nourriture accessible et nourrissante.

Selon les îles et les traditions familiales, leur préparation et leur forme peuvent varier. Frits ou cuits, nature ou garnis, les bakes se dégustent à tout moment de la journée et séduisent aussi bien les petits que les grands.

Ingrédients

  • 400 g de farine

  • 1 sachet de levure de boulanger déshydratée ou 20 g de levure fraîche

  • 1 c. à soupe de margarine ramollie ou de saindoux

  • 20 cl d’eau tiède

  • 6 g de sel

Préparation

  1. Dans un saladier, délayer la levure dans un peu d’eau tiède. Laisser reposer pendant 5 minutes.

  2. Ajouter la farine, la margarine et le sel.

  3. Verser progressivement le reste de l’eau jusqu’à obtenir une pâte souple et homogène.

  4. Pétrir la pâte pendant environ 5 minutes. Couvrir d’un torchon propre et laisser lever pendant 2 heures, dans un endroit tiède.

  5. Lorsque la pâte a doublé de volume, la dégazer puis la diviser en 6 parts égales.

  6. Former des boules et les étaler légèrement au rouleau à pâtisserie, sans trop les aplatir.

  7. Faire chauffer un bain d’huile à feu moyen.

  8. Plonger les bokits dans l’huile et les faire frire environ 5 minutes, en les retournant régulièrement afin d’obtenir une cuisson homogène.

  9. Égoutter sur du papier absorbant.

  10. Une fois légèrement refroidis, ouvrir les bokits dans le sens de l’épaisseur et les garnir selon vos envies : crudités, chiquetaille de morue, poulet, jambon-fromage, etc.

Conseils

  • Soyez aussi précis que possible dans les quantités indiquées.

  • L’eau doit être juste tiède, et non chaude.

  • Utilisez bien de la levure de boulanger, et non de la levure chimique.

  • Incorporez l’eau progressivement afin de maîtriser la consistance de la pâte.

  • La pâte doit être souple, sans être compacte.

  • Pétrissez-la suffisamment : elle doit devenir lisse et ne plus coller au plan de travail.

  • Laissez lever la pâte dans un endroit tiède, à l’abri des courants d’air.

  • La pâte doit impérativement doubler de volume. Si ce n’est pas le cas, prolongez le temps de repos.

  • N’aplatissez pas trop les boules de pâte : comptez environ 1,5 cm d’épaisseur.

  • L’huile ne doit pas être trop chaude : privilégiez une cuisson à feu moyen.

  • Comptez environ 5 minutes de cuisson par bokit, en les retournant régulièrement.

article proposé par La rédaction
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Dans ce conte en créole guyanais, le récit biblique prend les mots, le rythme et les images de notre tradition orale.

Une histoire connue, racontée autrement.

Ou miti ou mitiba.

Tiyou !

Faïdéba ?

Gadou, Bon Guié boni…

article proposé par La rédaction
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Autour d’une fusée, des femmes et des hommes venus de différents horizons travaillent à un même projet. Chacun possède son rôle, son expertise, sa place dans cette mécanique où tout doit fonctionner ensemble.

Pascal évolue dans cet univers. Une sorte de chef d’orchestre, qui veille à l’ensemble, comprend le rôle de chacun et coordonne les petites mains de l’ombre. Celles qui, sans être sous les projecteurs, donnent vie à l’extraordinaire.

Ce goût pour l’ombre ne date pas d’hier.

Enfant, Pascal est plutôt discret. Lorsqu’il se sent en confiance, il s’exprime davantage, plaisante, fait le clown. L’humour lui permet de détendre l’atmosphère, mais aussi de gérer son propre stress, de détourner un peu l’attention de lui. Derrière les petites boutades, il y a cette réserve qu’il a toujours conservée, et cette envie de choisir son environnement plutôt que de simplement le subir.

C’est une manière d’être qui va, sans qu’il le sache encore, guider une bonne partie de son parcours.

De la scène à la console

L’histoire commence au lycée, avec une guitare.

Il se découvre certaines facilités et se prend au jeu. La musique était pourtant déjà entrée dans sa vie par le piano, que ses parents lui avaient imposés. Une expérience vécue alors comme une contrainte, mais dont il gardera finalement quelque chose. Où qu’il aille, il y aura toujours un piano autour de lui.

Puis vient la scène.

Il joue de la guitare, puis chante. Il découvre le plaisir de jouer devant un public, mais la scène est une révélation à double tranchant.

Il aime y être, mais vit difficilement cette mise en lumière. Le stress est intense, les émotions aussi.

En parallèle, dans le groupe, il est déjà celui qui s’occupe de la technique. Le premier arrivé, celui qui installe, prépare, vérifie.

Il aime monter, construire…

article proposé par cdo
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Au printemps 1652, plusieurs centaines d’hommes et de femmes quittent la France pour une terre encore largement inconnue : la Guyane.

Ils ne partent pas simplement à l’aventure. La Compagnie de la Terre Ferme de l’Amérique ambitionne d’y établir une colonie, d’y développer le commerce et d’y implanter le christianisme.

Parmi les voyageurs se trouve Antoine Biet, prêtre et aumônier de l’expédition. Son récit, publié quelques années plus tard, permet de suivre presque au jour le jour cette aventure qui va rapidement tourner au drame.

Le 18 mai 1652, la troupe embarque à Paris.
Biet évoque l’enthousiasme du départ, les embrassements et les adieux. Il écrit que certains se séparent « pour ne se revoir jamais ».
À peine les bateaux ont-ils quitté Paris qu’un premier drame survient.
L’abbé de Marivault, désigné pour diriger la mission religieuse, tombe dans la Seine et se noie. Selon les récits, l’accident se produit alors que les embarcations passent près de la porte de la Conférence…
article proposé par La rédaction
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Couper le zeste de 1 citron en lamelle et le mettre dans une casserole avec le jus du citron e la même quantité d'au.
Amener à ébullition, puis laisser infuser hors du feu une dizaine de minutes.
Filtrer et verser le liquide dans un flacon vaporisateur.
Vaporiser votre animal avec cette préparation, en prenant soin de soulever les poils.

Ce traitement a l'avantage d'éliminer aussi les mauvaises odeurs qui se dégagent parfois du pelage des chiens

article proposé par La rédaction
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Extraverti, Joseph Keysha, dit Smiley, est de ceux qui vont facilement vers les autres. Échanger, plaisanter, partager et surtout faire rire : le lien avec les autres occupe une place importante.

C’est aussi ce qui va naturellement le conduire vers la scène.

Jeune humoriste stand-up, il fait ses premiers pas au lycée, lors d’un tremplin organisé par Nou Ka Ri, encouragé par ses amis à tenter l’expérience.

Là, c’est la révélation. Il découvre un autre rapport au rire, celui qui naît avec un public qu’il ne connaît pas. Jusqu’alors, il plaisantait surtout avec ses amis, ceux de son âge, ceux qui partagent son quotidien et ses références. Sur scène, le cadre change : face à lui, il y a aussi des adultes, parfois bien plus âgés que lui.

Et pourtant, il les fait rire. L’humour devient alors un pont intergénérationnel, un espace où les différences d’âge s’effacent le temps d’un sketch.

Trois minutes deviennent cinq, puis huit… Ce qui n’était au départ qu’une curiosité devient un véritable plaisir. Au fil des passages, l’envie de poursuivre grandit et il commence à envisager cette aventure plus sérieusement.

Son humour se construit entre écriture et improvisation. Il aime taquiner, faire mouche, mais avec bienveillance. Un humour qui peut piquer, sans chercher à blesser.

Mais derrière le plaisir de la scène, il y a surtout un jeune pour qui l’écriture occupe une place particulière.

Ses premiers amours vont davantage vers la réalisation et le montage de vidéos. Sur sa chaîne YouTube, il explore différents rôles, tour à tour auteur, réalisateur, monteur, producteur et acteur. Il y évoque, à sa manière, le quotidien d’un jeune de son époque.

De la scène à la réalisation, entre créer et partager, l’écriture reste ainsi le fil conducteur de son univers. À travers ses expériences…

article proposé par cdo

Pyébannann pa ka palé bannann mal

On ne mord pas la main qui nous nourrit.

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Connu sous le pseudonyme « Michael Jackson Guyanais », Rolando Chrétien ne se résume pourtant pas à la scène. Entre fresques murales, portraits et gravures sur verre, l’artiste saint-laurentais explore depuis longtemps différentes façons de créer.
Au détour du château d’eau des Acacias, à Saint-Laurent-du-Maroni, vous avez peut-être déjà aperçu l’une de ses fresques sans savoir qui se cache derrière.
Découvrez le portrait de ce Guyanais haut en couleur.

Déjà depuis son plus jeune âge, Rolando est un enfant des arts qui s'exprime avec ses mains, son corps : bouger, animer, faire le show pour ensoleiller son entourage. Mais de telles aspirations ne sont pas dans les mœurs de l’époque, alors il chante et danse en cachette, dessine entre deux pages et s'oriente vers la comptabilité. S'il satisfait les aspirations de ses parents, il ne s'épanouit pas. Puis un jour, John Travolta et la fièvre du samedi soir débarquent dans sa vie, c'est la révélation : Grease, les Bee Gees, son univers est là. Il débutera sur scène en reprenant Guyane Aimé en live avec Léon Bertrand, il fera partie des orchestres « Les Difficiles » puis « Les Rapaces », mais sa destinée prendra forme sous les traits de Michael Jackson avec un premier live à Kourou en reprenant Billie Jean. Il danse et chante, il n'est pas qu'un simple sosie qui mime Michael Jackson. Les représentations s'enchaînent, le succès est au rendez-vous ; on le reconnaît, on l'accoste au point d'envahir sa vie de famille. Alors, au bout de quelques années, il fait le choix de se recentrer sur sa famille par amour pour ses enfants. Le Michael Jackson Saint-Laurentais quitte les lumières de la scène pour regagner la chaleur de son foyer, pour le plus grand plaisir de ses filles. Il s'expose avec la plus jeune sur les réseaux sociaux, avec qui il partage humour et passion. Rolando aurait pu s'arrêter là, mais Rolando est un artiste hyperactif, titillé par la curiosité. Il observe et se lance. Calligraphie, dessin de portraits en noir et blanc, fresque murale, création de coussins en forme de la Guyane, pyrogravure sur bois ou sur verre… Autodidacte, il teste en cherchant perpétuellement à se dépasser. Il crée, sans savoir où cela va le mener, mais le seul moyen de le savoir, c'est d'y aller. Alors il suit son inspiration et crée sa signature : Iluvu Iluvu, c’est la passion de créer à partir de rien, de communiquer l’amour à travers ses œuvres et de transmettre son savoir... L’art qui s’exprime, l’art de croire en soi.

article proposé par La rédaction
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Des trésors enfouis quelque part dans la terre guyanaise. Des fortunes oubliées, des lieux gardés secrets et, parfois, des morts chargés de veiller sur l’or.

Depuis des générations, ces histoires nourrissent l’imaginaire autour des richesses perdues de la Guyane. Parmi les personnages auxquels la tradition prête de tels trésors, les Jésuites occupent une place particulière.

Mais que racontent réellement ces légendes ? Et surtout, que se passe-t-il lorsque quelqu’un croit enfin avoir trouvé l’endroit où dort le trésor ?

Auxence Contout rapporte ici l’une de ces histoires, où l’or ne se laisse pas toujours prendre aussi facilement qu’on pourrait le croire.

La Montagne d’Argent a-t-elle été ainsi appelée en raison du reflet argenté des nombreuses feuilles de bois canon qui peuplent cette région ou plutôt du fait que les Jésuites y ont enseveli plusieurs trésors que l’on rêve un jour d’exhumer ?

Car pour déterrer ces richesses fabuleuses, il faut connaître le sésame qui leur donne le visa de sortie de leur trou.

Surtout si, dans la cachette profonde, le corps d’un esclave a été placé pour veiller sur le magot.

La coutume, en effet, était d’ensevelir l’or en le recouvrant du cadavre d’un nègre mandaté pour empêcher cette fortune de remonter à la surface.

Mais un mort qui surveille le trésor peut fort bien consentir à vous le donner. Dans ce cas, il vous avertit en rêve et vous donne le secret et l’endroit précis de la fouille à faire.

Pourquoi avait-on caché cet argent ? Soit en attendant de faire des transactions commerciales, soit parce qu’il n’existait pas de relations commerciales en vue.

Mais lorsque l’âme de l’esclave mort était rendue libre, le fameux trésor pouvait être enfin retiré de sa cachette.

Celui qui avait repéré un emplacement de richesse avait beau creuser nuit et…

article proposé par La rédaction
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La période du Covid aura été pour Yannick Lebrun l’occasion de ralentir, de se réinventer, de se rapprocher des siens et de se ressourcer.
Danseur phare de la grande compagnie new-yorkaise Alvin Ailey, Yannick n’en oubliait pas ses origines.
C’est durant cette période qu’il a accepté, en toute simplicité, de nous raconter son histoire.

Once upon a time
Depuis son plus jeune âge, Yannick Lebrun a toujours aimé le sport, mais plus particulièrement danser.
Alors qu’il assiste à un concours de danse auquel participe sa cousine, il découvre l’univers de la danse et de la compétition. Le temps le prouvera : il venait de trouver son étoile, celle qui le guidera jusqu’à la compagnie Alvin Ailey.
Il s’inscrira dans la foulée à l’Adaclam, à Cayenne, où il rencontrera Jeanine Verin, qui lui transmettra sa passion pour la danse.
Encouragé par son entourage, soutenu par ses parents, il trouvera la force de vivre sa passion sans se laisser déstabiliser.

I had a dream
Il va sans dire que si on lui reconnaît quelques prédispositions et un talent certain pour la danse, cela ne va pas sans son esprit de compétition, toujours en quête d’excellence. Non pas être meilleur que les autres, mais donner le meilleur de soi-même, se surpasser sans jamais se reposer sur ses acquis.
Alors qu’il enchaîne avec succès les concours, que ce soit en Guyane ou en France, Yannick se lance en parallèle dans des études ES. Il envisage un bref instant la biologie ou les langues, mais rien de concret. Plus la vie active devient réelle, moins il s’y projette. Il le comprend : s’il veut être accompli, il doit devenir danseur professionnel.
Son parcours et son talent lui offriront l’opportunité d’aller étudier à l’école Alvin Ailey afin d’intégrer, s’il est repéré, la compagnie Alvin Ailey 2 (Cie Junior).
L’objectif n’est plus de gagner un trophée ou une place sur un podium, mais de partir à la conquête de sa destinée.

Tell me who you are
Il débarque à New York en 2004, pour seul bagage sa culture guyanaise, sa passion et ce rêve au bout des doigts. Il doit aller vers les autres pour s’intégrer, s’approprier cette culture américaine, sa langue, découvrir les hivers glacials, surmonter les coups de blues en restant focalisé sur son objectif.
Alors qu’il rencontre l’excellence américaine, les lumières, le rythme effréné new-yorkais, le niveau d’exigence poussé au maximum, il doit se surpasser, ne rien lâcher, car les places sont limitées. En face, d’autres sont tout aussi motivés que lui à réussir.
Il vit des moments intenses, rencontre des danseurs de haut niveau et des personnalités comme Debby Allen…






article proposé par La rédaction
Suivez les indices, trouvez
les graines de wassaï cachées
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