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La cuisine guyanaise est riche des différentes cultures et traditions gastronomiques qui ont façonné le territoire : cuisines créole guyanaise, bushinengue et amérindienne, à l'origine.

D'autres cultures, telles que les cuisines indienne, chinoise, surinamaise et brésilienne, ont également influencé la gastronomie guyanaise.

C'est notamment le cas de la cuisine javanaise, avec le lumpia (ou loempia).

Ingrédients

Pour la pâte à crêpes

  • 150 g de farine

  • 50 g de Maïzena

  • 1 pincée de sel

  • 15 cl d'eau

  • ½ sachet de levure chimique

  • 3 c. à soupe de beurre fondu (ou d'huile)

  • 15 cl de lait

  • 4 œufs

Pour la farce aux légumes

  • 2 grosses carottes

  • 2 poignées de haricots verts effilés

  • 1 branche de céleri

  • ¼ de chou vert

  • 1 oignon

  • 2 gousses d'ail

  • 1 c. à soupe de graines de coriandre

  • Sel, poivre

  • Sauce soja

  • Sucre

  • Maïzena

  • Sauce d'huître (convient aux pesco-végétariens ; pour une version végétarienne, ne pas en mettre)

Pour la friture

  • 2 œufs battus

  • Un bain d'huile d'arachide, idéale pour la friture car elle supporte des températures élevées

Pour la sauce

  • Ketchup

  • Jus de citron

  • Sauce soja

  • Purée de piment

Préparation

Les crêpes

Mélanger tous les ingrédients secs, puis commencer à délayer avec les œufs et le beurre fondu. Ajouter ensuite les liquides, afin d'éviter la formation de grumeaux.

Faire cuire les crêpes le plus finement possible dans une poêle légèrement huilée.

Réserver, au réfrigérateur si nécessaire.

La farce aux légumes

Couper les carottes en julienne, le chou en petites lamelles et les haricots en tronçons.

Émincer l'oignon et écraser l'ail.

Écraser 1 cuillère à soupe de graines de coriandre dans un mortier.

Dans une cocotte ou une sauteuse, faire chauffer 2 à 3 cuillères à soupe d'huile d'arachide.

Faire revenir l'oignon et l'ail jusqu'à ce qu'ils soient à peine dorés.

Ajouter les légumes et bien mélanger. Assaisonner de sel, de poivre et de coriandre.

Ajouter deux traits de sauce soja, un trait de sauce d'huître et 1 cuillère à café de sucre.

Saupoudrer d'1 cuillère à soupe de Maïzena et ajouter un demi-verre d'eau. Cela va créer un léger liant.

Remuer et laisser mijoter jusqu'à ce que les légumes soient encore légèrement croquants.

Laisser refroidir.

Rouler les lumpias

Disposer un peu de farce sur une crêpe et la plier comme un nem.

Fermer en scellant avec un peu de farine mélangée à de l'eau, afin d'obtenir une pâte assez épaisse qui servira de colle.

La cuisson

Dans un saladier, casser les deux œufs et les battre en omelette.

Rouler chaque lumpia dans les œufs battus.

Faire frire dans l'huile d'arachide jusqu'à ce que les lumpias soient bien dorés.

Bien les égoutter sur du papier absorbant. Changer le papier lorsqu'il est trop imbibé afin d'éliminer un maximum de graisse.

Pendant que les lumpias refroidissent légèrement, préparer la sauce en mélangeant, selon vos goûts, le ketchup, le jus de citron, la sauce soja — une petite cuillère à café suffit pour un petit bol de sauce — et la purée de piment.

Servir, manger avec les doigts et se régaler !

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Extraverti, Joseph Keysha, dit Smiley, est de ceux qui vont facilement vers les autres. Échanger, plaisanter, partager et surtout faire rire : le lien avec les autres occupe une place importante.

C’est aussi ce qui va naturellement le conduire vers la scène.

Jeune humoriste stand-up…

article proposé par cdo
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Couper le zeste de 1 citron en lamelle et le mettre dans une casserole avec le jus du citron e la même quantité d'au.
Amener à ébullition, puis laisser infuser hors du feu une dizaine de minutes.
Filtrer et verser le liquide dans un flacon vaporisateur.
Vaporiser votre animal avec cette préparation, en prenant soin de soulever les poils.

Ce traitement a l'avantage d'éliminer aussi les mauvaises odeurs qui se dégagent parfois du pelage des chiens

article proposé par La rédaction
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Tu ouvres les yeux. Tu es réveillé, mais impossible de bouger. Ta poitrine semble écrasée. Et dans le noir, tu sens une présence.

Aujourd’hui, on appelle cela la paralysie du sommeil.
Mais avant que la science lui donne un nom, chaque culture avait déjà trouvé le sien.

Aux Antilles, il y a le dorlis. Au Brésil, la Pisadeira. Au Japon, le kanashibari. En Scandinavie, la Mara.

Des noms différents pour des histoires étonnamment proches : un dormeur conscient, prisonnier de son propre corps, et cette sensation terrifiante que quelqu’un — ou quelque chose — est là.

Au Brésil, la Pisadeira est une vieille femme qui, selon la légende, rôde sur les toits avant de venir peser sur la poitrine des dormeurs. Dans certaines versions, elle s’en prend particulièrement à ceux qui se sont couchés après avoir beaucoup mangé.

Aux Antilles, le dorlis appartient à ces figures nocturnes capables de venir troubler le sommeil. En Guadeloupe, on retrouve aussi l’homme-bâton, une autre figure associée aux manifestations de la nuit.

Au Japon, le kanashibari raconte cette même sensation d’immobilité : le corps comme ligoté, alors que l’esprit est déjà réveillé.

Et ailleurs, ce sont des esprits, des sorcières ou des démons qui viennent expliquer cette étrange rencontre entre le sommeil et l’éveil.

Même le mot anglais nightmare conserve la trace de ces anciennes croyances. Il est lié à la mare, une figure des traditions européennes à laquelle on attribuait ces visites nocturnes oppressantes.

Ce qui frappe, ce n’est donc pas que toutes ces légendes racontent exactement la même histoire.

C’est qu’à travers des cultures qui ne se connaissaient pas, on retrouve une expérience étonnamment similaire : se réveiller sans pouvoir bouger…

article proposé par La rédaction
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La période du Covid aura été pour Yannick Lebrun l’occasion de ralentir, de se réinventer, de se rapprocher des siens et de se ressourcer.
Danseur phare de la grande compagnie new-yorkaise Alvin Ailey, Yannick n’en oubliait pas ses origines.
C’est durant cette période qu’il a accepté, en toute simplicité, de nous raconter son histoire.

Once upon a time
Depuis son plus jeune âge, Yannick Lebrun a toujours aimé le sport, mais plus particulièrement danser.
Alors qu’il assiste à un concours de danse auquel participe sa cousine, il découvre l’univers de la danse et de la compétition. Le temps le prouvera : il venait de trouver son étoile, celle qui le guidera jusqu’à la compagnie Alvin Ailey.
Il s’inscrira dans la foulée à l’Adaclam, à Cayenne, où il rencontrera Jeanine Verin, qui lui transmettra sa passion pour la danse.
Encouragé par son entourage, soutenu par ses parents, il trouvera la force de vivre sa passion sans se laisser déstabiliser.

I had a dream
Il va sans dire que si on lui reconnaît quelques…


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Il n'y a pas d'echec, il n'y a que des essais négatifs... Mettez à profit vos erreurs !

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Des trésors enfouis quelque part dans la terre guyanaise. Des fortunes oubliées, des lieux gardés secrets et, parfois, des morts chargés de veiller sur l’or.

Depuis des générations, ces histoires nourrissent l’imaginaire autour des richesses perdues de la Guyane. Parmi les personnages auxquels la tradition prête de tels trésors, les Jésuites occupent une place particulière.

Mais que racontent réellement ces légendes ? Et surtout, que se passe-t-il lorsque quelqu’un croit enfin avoir trouvé l’endroit où dort le trésor ?

Auxence Contout rapporte ici l’une de ces histoires, où l’or ne se laisse pas toujours prendre aussi facilement qu’on pourrait le croire.

La Montagne d’Argent a-t-elle été ainsi appelée en raison du reflet argenté des nombreuses feuilles de bois canon qui peuplent cette région ou plutôt du fait que les Jésuites y ont enseveli plusieurs trésors que l’on rêve un jour d’exhumer ?

Car pour déterrer ces richesses fabuleuses, il faut connaître le sésame qui leur donne le visa de sortie de leur trou.

Surtout si, dans la cachette profonde, le corps d’un esclave a été placé pour veiller sur le magot.

La coutume, en effet, était d’ensevelir l’or en le recouvrant du cadavre d’un nègre mandaté pour empêcher cette fortune de remonter à la surface.

Mais un mort qui surveille le trésor peut fort bien consentir à vous le donner. Dans ce cas, il vous avertit en rêve et vous donne le secret et l’endroit précis de la fouille à faire.

Pourquoi avait-on caché cet argent ? Soit en attendant de faire des transactions commerciales, soit parce qu’il n’existait pas de relations commerciales en vue.

Mais lorsque l’âme de l’esclave mort était rendue libre, le fameux trésor pouvait être enfin retiré de sa cachette.

Celui qui avait repéré un emplacement de richesse avait beau creuser nuit et…

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Au printemps 1652, plusieurs centaines d’hommes et de femmes quittent la France pour une terre encore largement inconnue : la Guyane.

Ils ne partent pas simplement à l’aventure. La Compagnie de la Terre Ferme de l’Amérique ambitionne d’y établir une colonie, d’y développer le commerce et d’y implanter le christianisme.

Parmi les voyageurs se trouve Antoine Biet, prêtre et aumônier de l’expédition. Son récit, publié quelques années plus tard, permet de suivre presque au jour le jour cette aventure qui va rapidement tourner au drame.

Le 18 mai 1652, la troupe embarque à Paris.
Biet évoque l’enthousiasme du départ, les embrassements et les adieux. Il écrit que certains se séparent « pour ne se revoir jamais ».
À peine les bateaux ont-ils quitté Paris qu’un premier drame survient.
L’abbé de Marivault, désigné pour diriger la mission religieuse, tombe dans la Seine et se noie. Selon les récits, l’accident se produit alors que les embarcations passent près de la porte de la Conférence, à l’extrémité du jardin des Tuileries.

L’expédition poursuit pourtant sa route.

De Paris à Rouen, puis jusqu’au Havre, les étapes s’accumulent. Le départ vers l’Amérique est retardé et les provisions prévues pour la colonie commencent à être consommées avant même que les navires ne prennent la mer.
Lorsque la flotte quitte finalement Le Havre, le 2 juillet, Biet constate que les réserves sont insuffisantes.
Il manque de la farine, de la viande salée, des légumes, du vin, de l’eau-de-vie et du sel. Il n’y a ni huile, ni chandelles, ni même de filets pour pêcher.
Le religieux en vient à écrire qu’il lui semble que l’on s’est proposé de « faire périr sept ou huit cent personnes de gaieté de cœur ».

La traversée ne fait que commencer.

L’escale à Madère

Après avoir dépassé Ouessant et traversé l’Atlantique, les navires peinent à trouver Madère, dissimulée par le brouillard.
Ils atteignent finalement l’île le 24 juillet.
L’escale devait permettre de refaire les provisions. Elle se prolonge pourtant pendant onze jours. Les colons consomment une partie de leurs réserves et certains vendent même leurs effets personnels pour boire au cabaret.
Le gouverneur portugais accueille néanmoins Roiville avec générosité. Il lui offre des moutons, des volailles, des confitures d’écorces de citron, du vin et même « un fruit inconnu en Europe qui est fort commun dans l’Amérique, que l’on appelle des bananes ».
Après cette halte, il faut reprendre la mer.

Enfin, Cayenne

Le 30 septembre 1652, après plus de quatre mois de voyage, les navires atteignent Cayenne.
Pour les colons…
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Dans ce conte en créole guyanais, le récit biblique prend les mots, le rythme et les images de notre tradition orale.

Une histoire connue, racontée autrement.

Ou miti ou mitiba.

Tiyou !

Faïdéba ?

Gadou, Bon Guié boni, fè siel ké té ké oun wonm li aplé Adam ké oun fanm li aplé Eve. Li mété yé la oun péy ki té gangnin bokou man-niok, bokou posson, bokou jibié ké fnam.

Gadou di yé : mo pitit, zôt pouvé bouè manjé ké dronmi sans travail. Mé mo ka doumandé zôt kichoz : pa jin manjé sa grinn ki assou sa pié boia. A serpan sèl ka manjé li. Si gnin'nan tonbé, pa rammassé li, pa gouté li. Si zôt pa kouté mo, malô wa rivé zôt !

Lô Gadou pati, serpan bail Adam grin-nan. Adam sonjé sa Gadou té di li. Li roufizé.

Serpan alé bail Eve grin-gnan. Eve roufizé épi li aksepté. Eve manjé li. Eve trouve grin-nan chouit, li ofri Adam.

Adam di : Tô fol, Eve. To pa té divèt kouté serpan. Gadou ké kôlé.

Eve di grin-an chouit bokou épi li nsisté pou Adam manjé li. Adam gouté ti mosso. Li trouvé li bon. Li manjé roun grinn antié.

Lô Gadou…

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Ti Madinina a quelque chose d’une étoile montante. Membre du Nou Ka Ri Comedy Club, il a su, au fil des années, faire grandir une communauté qui trouve auprès de lui un sourire, un peu de réconfort et cette légèreté qui fait du bien.

Présent sur les réseaux sociaux depuis une quinzaine d’années, il commence sur Instagram, puis poursuit sur Facebook. Les premiers retours sont encourageants. On lui conseille alors de se tourner vers un support plus vivant, à l’image de son travail. Il se lance sur TikTok, et là, quelque chose prend. Les messages d’encouragement se multiplient et ses vidéos trouvent leur public.

Pour le petit garçon qu’il était, souvent moqué, cette aventure a quelque chose d’une revanche. Au fond de lui, il sait qu’il est capable et veut le prouver. Il y a de la colère, bien sûr, mais aussi beaucoup de foi et d’amour à prendre. Au fil des vidéos, cette colère s’apaise et laisse place à autre chose. Il prend confiance, cultive sa curiosité, apprend, se structure et affine son travail qui, comme un bon vin, se bonifie avec le temps.

Montage vidéo, écriture, rencontres : il explore, expérimente et découvre de nouveaux horizons. Sa curiosité semble sans cesse ouvrir une porte sur la suivante. Peu à peu, Ti Madinina devient ce rendez-vous qui fait du bien, un réconfort après une journée difficile, une présence légère dans les périodes compliquées, une petite parenthèse qui aide à relâcher la pression. Ses vidéos font rire, et ce rire-là a quelque chose de précieux.

C’est d’abord Boby Production qui le repère, avant qu’il ne rejoigne le Nou Ka Ri Comedy Club. Une nouvelle étape s’ouvre alors à lui. Après avoir découvert les possibilités de l’écriture, il découvre les lumières de la scène. Son travail trouve un nouvel espace d’expression et il rencontre un public qui l’accueille, l’encourage et l’accompagne.

Les relations aussi évoluent. Là où il a connu les moqueries, il trouve désormais des amis, des soutiens et des personnes auprès desquelles il peut apprendre. À l’écoute, il accueille les défis et se prête à de nouvelles expériences qui le font progresser, entre écriture et improvisation.

Ti Madinina continue de tracer sa route. La reconnaissance qu’il reçoit accompagne son parcours et se prolonge dans ce qu’il transmet à son tour. Le petit garçon moqué a grandi. L’homme d’aujourd’hui a trouvé sa manière bien à lui de faire du bien autour de lui : offrir un sourire, quelques minutes pour souffler, une parenthèse pour relâcher la pression, un rire qui allège le quotidien…

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