MEMOIRE DE GUYANE : Un poilu nommé Borical

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Le 14 octobre 2011, Saint-Just Borical est inhumé en Guyane, 95 ans après sa disparition dans les combats de la Première Guerre mondiale.

Son histoire est aussi celle des 1 929 poilus guyanais engagés dans les rangs de l’armée française, dont plus de 260 ne sont jamais rentrés au pays.

Saint-Just Borical avait 29 ans. Il a combattu pendant la Première Guerre mondiale et est mort pour la France.

En 1915, Saint-Just Borical est incorporé dans l’armée française. Il rejoint le 119e régiment d’infanterie en mai 1916, alors que celui-ci est au repos à Salmagne, dans la Meuse, avant de remonter vers le front de Verdun.

Quelques jours plus tard, le régiment est engagé dans les combats autour de Fleury-devant-Douaumont. Saint-Just Borical y trouve la mort. Si son décès est officiellement enregistré au 13 juin 1916, les recherches menées à partir du journal de marche du 119e régiment situent probablement sa mort au 3 juin, lors des violents combats de Verdun.

Son corps ne sera pas retrouvé. Dans ce paysage retourné par les obus, il disparaît comme tant d’autres soldats de cette guerre industrielle qui broie les hommes jusqu’à effacer leurs traces.

Il faudra attendre près d’un siècle. Le 24 avril 2011, jour de Pâques, des touristes hollandais découvrent des ossements dans les bois de Fleury-devant-Douaumont. La plaque d’identité retrouvée sur le poignet permet de les identifier : Borical Saint-Just, classe 1907.

Ses restes sont rapatriés en Guyane et Saint-Just Borical est officiellement inhumé le 14 octobre 2011 au carré militaire du cimetière de Cayenne.

Crédit photo : L’Homme blessé, Gustave Courbet, 1844-1854